Monthly Archives: juillet 2012

Brève présentation de la recherche d’Alexandre Turgeon menée sur Twitter

Alexandre Turgeon, candidat au doctorat en histoire et membre de la Chaire, est présentement en train de mener une recherche sur Twitter. Il étudie ce qu’il appelle l’actualisation de la Révolution tranquille 2.0. Pour mener à bien cette recherche, il relève toute référence qui renvoie à la Grande Noirceur et à la Révolution tranquille pour la relayer sur son compte Twitter.

Il est intéressant d’archiver ces tweets parce qu’ils montrent, de manière éloquente, comment la Grande Noirceur et la Révolution tranquille font non seulement toujours partie de l’imaginaire collectif des Québécois, mais à quel point ils y occupent une place de choix. Les tweets suivants en témoignent :

Demain le #PLQ annonce un autre candidat « vedette » je pense qu’ils vont déterrer Maurice Duplessis #Qc2012 #GGI

@francoislegault Comment vous sentez-vous de reprendre un slogan Libéral de la Révolution Tranquille !? #caq #qc2012 #plq

@stephane_lovell Et le #PQ n’a pas participé à la Révol tranquille et l Équipe du tonnerre c’était lÉquipe du #PLQ PAS #PQ !

Pour son étude, il relève les mots-clés suivants :

Duplessis

Grande Noirceur

cheuf

loi cadenas

duplessiste

duplessisme

Duplessi

Duplesis

Révolution tranquille

équipe tonnerre

maîtres chez nous

maître chez nous

« faut que ça change »

« années 50 »

« années 1950 »

Lesage

Avec ces mots-clés, ce sont plus de 1500 tweets qu’Alexandre Turgeon a ramassés jusqu’à présent, alors que la campagne électorale n’est pas encore officiellement déclenchée. De nouveaux mots-clés sont d’ailleurs susceptibles de s’ajouter au fur et à mesure.

Vous pouvez suivre en temps réel sa recherche sur son compte Twitter : @alexturgeon

Participation au Colloque international des didactiques de l’histoire, de la géographie et de l’éducation à la citoyenneté, 26-28 octobre 2012, Québec

Conférence de clôture

Président de séance : Jocelyn Létourneau, professeur et titulaire d’une chaire de recherche du Canada, Université Laval

Conférencière : Linda S. Levstik, professeure au département du curriculum et de l’enseignement, Université du Kentucky

Source : http://thenhier.ca/sites/default/files/colloqueinternational-programme-provisoire-juin-2012.pdf

Collaborateur : Fondation THEN/HiER

Ajout de la Fondation THEN/HiER dans la section collaborateurs.

« THEN/HiER est le premier organisme pancanadien consacré à la promotion et au perfectionnement de l’enseignement et de l’apprentissage de l’histoire. L’organisme réunit les divers acteurs impliqués dans la pédagogie de l’histoire : les universitaires ; les spécialistes œuvrant dans les musées, les archives, et les sites historiques ; les enseignants ; les chercheurs œuvrant dans les facultés d’éducation ; et les créateurs de programmes d’enseignement. L’objet du réseau est de favoriser, d’une part, une pratique de l’enseignement (de la maternelle aux études supérieures) fondée sur la recherche et, d’autre part, une recherche fondée sur la pratique de l’enseignement, le tout par le biais d’un dialogue entre les divers milieux. »

Source : http://thenhier.ca/fr/content/%C3%A0-notre-sujet

Félicitations à Sabrina Moisan pour l’obtention d’un poste de professeure adjointe au département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke

Sabrina Moisan a complété en 2002 sa maîtrise en histoire au sein de la Chaire de recherche. Voici un résumé de son mémoire de maîtrise.

Mémoire historique de l’aventure québécoise chez les jeunes franco-québécois d’héritage canadien-français : coup de sonde et analyse des résultats

Le propos de ce travail concerne les rapports entre l’histoire et la mémoire historique collective chez les jeunes Franco-Québécois d’héritage canadien-français. Dans un premier temps, nous avons constaté à l’encontre de la rumeur publique que les jeunes possèdent effectivement une mémoire du passé du Québec, mais que celle-ci s’apparente davantage au récit identitaire des Canadiens français qu’à une histoire du Québec plurielle et multidimensionnelle intégrant les éléments de l’histoire «scientifique». Nous avons, dans un second temps, cherché à savoir comment s’était formée cette mémoire historique particulière. Nous nous sommes d’abord penchée sur le système d’enseignement de l’histoire au Québec. Plusieurs indices nous ont permis de constater que l’école était un diffuseur privilégié de la vision tragique et univoque du passé québécois. Par ailleurs, nous avons également remarqué que cette version victimaire de l’histoire du Québec se retrouvait largement dans l’espace idéologique québécois, que ce soit dans les médias, les activités à caractère historique ou dans la famille, et qu’il s’avérait donc assez malaisé de travailler à la modifier et à la complexifier.

De ce mémoire de maîtrise a été tiré un article scientifique, rédigé par Jocelyn Létourneau et Sabrina Moisan et publié dans la revue The Canadian Historical Review (2004):  http://www.canadiansandtheirpasts.ca/Publ_download/memoire_et_recit.pdf

Sabrina a récemment obtenu un poste de professeure adjointe au département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke. Voici un lien vers sa page web à l’Université de Sherbrooke: http://www.usherbrooke.ca/pedagogie/notre-equipe/corps-professoral-en-pedagogie/moisan-sabrina/

Ses principaux thèmes de recherche sont l’enseignement de l’histoire et l’éducation à la citoyenneté, l’enseignement de l’Holocauste et des génocides, les représentations sociales et l’épistémologie.

Publication de « Conjuguer la nation au passé. Mémoire et identité dans les manuels d’histoire moldaves, 1918-2006. »

Thèse de doctorat de Maria Neagu.

S’appuyant sur un corpus de programmes et de manuels scolaires d’histoire moldaves ayant circulé dans les écoles de 1918 à 2006, notre thèse amorce une réflexion exploratoire sur la question des usages du passé aux fins de la construction d’une identité nationale. Elle se propose de montrer que, par l’entremise de la production scolaire d’histoire, les pouvoirs en place – roumains, soviétiques et moldaves – ont cherché à livrer au jeune citoyen moldave l’image salutaire d’un projet national unificateur.

Les deux premières parties de la thèse retracent le contexte géohistorique général et les dynamismes sociétaux sous-tendant les efforts politiques de définition d’une communauté nationale en Moldavie. Dans les trois parties suivantes, nous inventorions les mécanismes discursifs mis en oeuvre afin de construire, sur le mode des mythes fondateurs, les referents identitaires de la collectivité locale, ainsi appelée à se penser « roumaine », « soviétique » et « moldave ».

L’analyse rigoureuse des sources permet de distinguer deux grands récits historiques qui s’opposent au chapitre des références identitaires des Moldaves. Le premier, né dans la Roumanie de l’entre-deux-guerres qui incorpore la Moldavie, met en évidence les fondements symboliques qui lieraient les Bessarabiens à la culture, à la langue et aux traditions roumaines. Le second, conçu en RASSM et repris après la Deuxième Guerre mondiale dans le cadre de la république soviétique socialiste moldave, valorise une nation moldave distincte et historiquement vouée à l’aventure communiste. La thèse s’achève sur l’analyse de la période postcommuniste, constatant qu’à cette étape, la production historique s’actualise en dupliquant les discours qui l’ont précédée.

Ces deux récits contradictoires et leur cohabitation tendue dans l’espace scolaire permettent de saisir les signes d’un débat de société qui touche à la pluralité des mémoires et aux multiples interrogations identitaires parcourant la société moldave contemporaine. De fait, la Moldavie exprime, dans son effort de transition postcommuniste, le besoin implicite d’attribuer de nouvelles significations à son existence collective, déclinée dès lors au prisme du « nous » et de l’« autre ». Le retour à l’histoire figure comme but et moyen de cette entreprise d’ingénierie nationale.

Lien vers la thèse.

Programme préliminaire du colloque “18th Biennial ACQS Conference”, Sarasota, 8-11 novembre 2012

Lien vers le programme.

Conférence d’Alexandre Turgeon

Critique de la Grande Noirceur. Quelques considérations sur le rapport au passé des Québécois 

Les mythistoires de la Grande Noirceur et de la Révolution tranquille comptent parmi les plus puissants qu’ait connus la société québécoise. Ils articulent une conception dichotomique du passé québécois où l’année 1960 apparaît comme une fracture. Les morts successives de Maurice Duplessis et de Paul Sauvé, suivies de l’élection de Jean Lesage et de son « équipe du tonnerre », scellent dans l’imaginaire collectif l’idée d’une rupture nette entre deux temps et deux mondes. La Révolution tranquille met fin aux sombres années de la Grande Noirceur, sorte d’Ancien Régime québécois. De nos jours, il n’est pas rare de voir la Grande Noirceur être mise à l’ordre du jour dans l’espace public, notamment en période électorale.

Cette présence de la Grande Noirceur dans le discours social pose problème pour les historiens. Ils considèrent que cette représentation caricaturale du passé québécois ne saurait rendre compte de manière appropriée du Québec d’avant 1960. D’où leurs tentatives répétées afin de dépasser, de se passer de la Grande Noirceur. Pour y parvenir, trois voies sont empruntées : rejeter la Grande Noirceur en bloc en niant son côté rétrograde à la manière d’Éric Bédard; l’arrimer solidement à la Révolution tranquille, dont elle serait en quelque sorte la mère pour le dire avec Lucia Ferretti; élargir enfin les bornes chronologiques de la Révolution tranquille, de manière à l’englober, vaste projet auquel se consacre Yvan Lamonde. Fort différentes l’une de l’autre, ces voies ont néanmoins en commun qu’elles relèvent de la tabula rasa mémorielle en ce qui a trait à la Grande Noirceur, en niant tout autant son existence et sa présence, mais aussi ses fonctions et son rôle dans la société québécoise depuis l’après-guerre.

C’est précisément sur ces éléments que portera cette communication. Nous nous proposons, en fait, de faire de la Grande Noirceur – représentation aussi imparfaite soit-elle du passé québécois – notre objet d’étude. Un objet qu’il nous faudra, dans un premier temps, définir. Qu’est-ce que la Grande Noirceur? Que représente-t-elle? Qu’est-ce que la Grande Noirceur peut nous apprendre sur le rapport au passé des Québécois? Et que faire de la Grande Noirceur, aujourd’hui? C’est ce que nous comptons approfondir dans cette communication.

Conférence de Jocelyn Létourneau et Raphaël Gani

Words of Nation. Quebec in Comparison with US, UK, France and Canada

Une enquête menée à l’automne 2011 nous a permis de recueillir, auprès de plus de 4 000 répondants provenant des États-Unis, du Royaume-Uni, de France et du Canada-Québec, de courtes phrases faisant état de la représentation qu’ils préconisaient de l’histoire de leur pays. L’analyse de ces phrases – et des mots-clés autour desquels elles orbitent – nous renseigne sur la façon dont les Américains, les Britanniques (Anglais et Écossais surtout), les Français, les Canadiens et les Québécois dépeignent leur nation ou se la figurent dans la conjoncture actuelle. La mise en comparaison des phrases et de leurs mots-clés nous informe des différences et des similitudes existant dans les modes de représentation du Nous au sein de cinq sociétés occidentales. Il semble qu’il existe, dans chaque société, un répertoire de mots-vedette définissant les contours d’une représentation collective de Soi. Quels sont ces mots-vedette – sortes de lexique par lesquels les nationaux se révèlent à eux-mêmes et se disent aux autres – tel est l’objet de cette communication originale qui servira à révéler les premiers résultats d’une recherche inédite.

Presentation to be made in english.

Jocelyn Létourneau sera aussi le président de la séance History and Identity, II

Publication de « Les Québécois sont-ils souverainistes? : Étude sur le comportement électoral des Québécois de 1970 à 1994 »

Mémoire de maîtrise de François Roy.

En 1970, les Québécois se retrouvent pour la première fois dans des élections où se présente un parti souverainiste. Durant les années 1970, l’option souverainiste accroît sa popularité dans l’électorat. Au même moment, le Parti libéral du Canada reste le favori des Québécois. Sur cette base, on peut dire que ces derniers ont une attitude assez ambiguë relativement à leur choix – si ce n’est à leur avenir – politique. En effet, ils appuient un parti fédéraliste réputé centralisateur sur la scène fédérale et un parti souverainiste prônant la sécession sur la scène provinciale ! Dans le présent travail, on observe le comportement électoral des Québécois durant la période 1970 et 1994. La question suivante, simplement énoncée mais on ne peut plus difficile à résoudre, est au centre de nos préoccupations : les Québécois sont-ils souverainistes ? Pour avancer dans notre compréhension des choses, nous avons analysé plusieurs campagnes électorales en fouillant les résultats de sondages et en nous appuyant sur une documentation composée principalement d’articles de journaux, mais aussi de monographies et d’études.

Lien vers le mémoire.

Publications : mémoires et thèses des membres de la Chaire (2011-2012)

Thèse de doctorat

Conjuguer la nation au passé. Mémoire et identité dans les manuels d’histoire moldaves, 1918-2006

Maria Neagu, 2012

Mise en récit du passé à la télévision canadienne : production, articulation télévisuelle et réception du docudrame de la CBC/Radio-Canada Canada : A people’s history/Le Canada, une histoire populaire (1995-2002)

Olivier Côté, 2011

Mémoire de maîtrise

Les Québécois sont-ils souverainistes?: Étude sur le comportement électoral des Québécois de 1970 à 1994 

François Roy, 2012

Après mûre réflexion : regards rétrospectifs sur la révolution tranquille par ses principaux artisans

Marc Bélanger, 211

L’identité canadienne refaçonnée ?

On a beaucoup glosé sur la décision récente du gouvernement Harper de restaurer certains symboles monarchiques pour les arrimer à l’emblématique du Canada. On a aussi dénoncé l’initiative qu’il a eue de transformer la guerre de 1812 en un événement déterminant de la formation du pays. Au Québec bien sûr, mais dans le reste du Canada également, plusieurs intervenants se sont élevés contre ce qui, à première vue, apparaît, d’un côté, comme un retour en arrière sur le plan de la production des symboles nationaux et, de l’autre, comme un détournement du passé à des fins de propagande politique au présent.

Pour expliquer les gestes du gouvernement, on a mis en avant diverses explications, certaines ayant à voir avec la personnalité du premier ministre (un monarchiste clandestin ?), d’autres avec la composition de son parti (une formation truffée de traditionalistes !), d’autres encore avec le fait qu’Ottawa pouvait désormais gouverner sans se soucier du Québec, devenu valeur négligeable dans la dynamique politique du pays.

On pourrait proposer interprétation moins primaire des actions gouvernementales.

MULTICULTURALISME ESSOUFFLÉ ?

Dans l’opération de «royalisation» du paysage symbolique national et de réhistorisation de l’expérience historique canadienne, il y a peut-être la manifestation de l’essoufflement du paradigme idéel qui fut au cœur du projet canadien des quarante dernières années, celui du multiculturalisme.

Certes, il faut éviter de sauter aux conclusions rapides. Le multiculturalisme n’est pas mort au chapitre et n’a pas été abandonné par le gouvernement canadien comme idéologie officielle. La loi sur le multiculturalisme canadien est toujours en vigueur et valorisée. Dans les officines fédérales, y compris à Patrimoine canadien, on reconnaît toutefois de plus en plus les limites propres à cette façon de représenter et d’orchestrer le pays.

On a dit de la politique canadienne du multiculturalisme, adoptée en 1971, qu’elle visait à briser le nationalisme québécois. Ce n’est pas l’interprétation la plus heureuse. En réalité, Pierre Trudeau désirait en finir avec le paradigme incarnant la figure identitaire canadienne d’alors, celui des deux solitudes. Il rêvait également de canaliser l’élan québécois au profit de la construction d’un pays de son cru, celui d’un Canada désethnicisé, expurgé de ses historicités séparées et stériles selon lui.

À bien des égards, le projet trudeauiste a failli. Loin de disparaître, les deux solitudes sont même devenues deux lassitudes. Il semble dorénavant illusoire de vouloir concilier le Québec et le Canada anglais dans un projet symbolique pannational.

Plus alarmant peut-être, l’idéologie multiculturaliste, après quarante ans d’évolution, a en quelque sorte aseptisé le pays sur le plan de son historicité. Les enracinements historiques du Canada, ceux du Canada anglais notamment, ont été remplacés par des aménagements civiques étiolant en partie sa consistance. Si l’identité nationale s’est étendue en surface, elle s’est amincie en profondeur. Il semble désormais chimérique de penser fonder le Canada (anglais) dans un creuset qui, en s’élargissant, fragilise le pays.

VERS UN NOUVEAU PARADIGME IDENTITAIRE ?

Le gouvernement Haper a possiblement tirer les conséquences de ces situations périlleuses pour le Canada.

D’un côté, vu l’impossibilité de nier la dissonance québécoise au pays, il a accordé au Québec une certaine reconnaissance, celle de former une «nation au sein d’un Canada uni». Bien sûr, l’expédient n’a pas satisfait les indépendantistes. Il s’agit néanmoins d’un geste symbolique significatif.

Le «reste du Canada» devait être également rétabli dans son historicité. Autour de quels symboles et idées fortes le faire ? Tel était le problème à résoudre. Il semble que raccorder le Canada à sa britannicité constitutive et l’éloigner de son américanisation rampante ait été l’option retenue par le gouvernement Harper. D’autres briques servant à refaçonner l’identité du ROC seront sans doute ajoutées avant longtemps.

On comprend dans ce contexte que la restauration des symboles de la royauté (figure centrale de l’héritage britannique du Canada comme monarchie constitutionnelle) et que l’importance accordée à la guerre de 1812 (présentée comme un moment névralgique de résistance à l’envahissement américain et de préservation de la spécificité du pays) ne sont ni le produit de la fantaisie d’un premier ministre déconnecté ni l’expression d’une bête élucubration idéologique de la part d’un gouvernement débranché. Ils participent de la reconstruction de l’identité canadienne à un moment où le pays cherche de nouvelles assises symboliques à sa réalité présente.

Il est commun de minimiser l’intelligence politique de Stephen Harper. L’homme est pourtant d’une grande habileté. À sa manière, il prend le relais de ses prédécesseurs qui, à différentes époques, ont cherché à offrir aux Canadiens une représentation d’eux-mêmes qui les fasse passer à l’avenir. Dans un contexte où, à l’évidence, le multiculturalisme ne peut plus être le pivot de la référence nationale, il devenait nécessaire de trouver un autre moyen d’arrimer la complexité canadienne à ce qui l’a constituée dans le temps.

Le scénario imaginé par le gouvernement fonctionnera-t-il ? L’avenir seul permettra de dire si le présent peut être conjugué au temps du passé composé.

Jocelyn Létourneau