Guide méthodologique en histoire (2012), du département d’histoire de l’Université de Montréal

Jocelyn Létourneau est l’auteur de l’ouvrage Le coffre à outils du chercheur débutant : guide d’initiation au travail intellectuel. Cet ouvrage sert de référence à la 8e édition du Guide méthodologique en histoire (2012), dédié aux étudiants du département d’histoire de l’Université de Montréal . Nous reproduisons ici l’avant-propos de cette 8e édition.

« La présentation d’un travail de recherche revêt un caractère aussi important que la cueillette des données.  L’étape finale de la recherche, la rédaction, doit respecter des règles bien précises.

La première partie de ce guide décrit les principales règles à suivre au cours de la rédaction, pour la pagetitre, la table des matières, les citations, les références, les notes et la bibliographie. Nous nous sommes servi pour établir la présente édition de l’ouvrage de Jocelyn Létourneau, Le Coffre à outils du chercheur débutant : guide d’initiation au travail intellectuel (Québec, Boréal, 2006). Nous aurions pu utiliser d’autres méthodes, mais celle-ci présente l’avantage d’avoir été pensée en fonction des études en histoire et de couvrir à peu près toutes les situations que l’étudiant(e) en histoire est susceptible de rencontrer. La bibliographie sélective en fin de document offre quelques suggestions d’ouvrages consacrés à la rédaction et à la présentation des travaux. Quelle que soit la méthode employée, il importe qu’elle soit cohérente,
uniforme et facile à comprendre.

En seconde partie de ce guide, nous offrons une « liste sélective d’ouvrages de référence » susceptibles d’aider à l’élaboration d’un travail de recherche en histoire.

En troisième partie, nous rappelons certaines règles en matière de saisie de données sur des « fiches de lecture ». Nous avons utilisé ici en substance l’ouvrage de Robert Tremblay, Savoir-faire : précis de méthodologie pratique pour le collège et l’université (Montréal / Toronto, McGraw-Hill, 1989).

Ce guide a aussi son histoire. Les cinq premières versions furent préparées par Bernard Robert, documentaliste au Département d’histoire jusqu’en 1997. J’ai procédé en 1999 et en 2003 à deux révisions majeures afin de tenir compte du développement de l’informatique et d’Internet et de leur impact sur la bibliographie, la mise en page, la manière de citer les documents numériques, ainsi que la prise de notes.

Les révisions qui justifient cette 8e édition visent à adapter ce guide aux règles que l’on retrouve dans l’ouvrage de Jocelyn Létourneau qui constitue désormais l’ouvrage de référence au Département d’histoire de l’Université de Montréal. J’en ai profité pour réviser la liste des ouvrages de référence. Je ne saurais trop insister sur le recours à Histoire-Hypermédia (www.h-h.ca) qui représente la meilleure introduction aux ouvrages de référence pour le chercheur en histoire. J’ai également revu la section consacrée à la prise de notes à l’ordinateur afin de faire connaître le potentiel de nouveaux instruments informatiques. J’ai bénéficié pour cette édition des conseils de plusieurs collègues du Département d’histoire, ainsi que du concours de Marie-Ève Ménard, bibliothécaire.

En 1966, j’entreprenais des études en histoire dans ce même Département. Je retiendrai de mon expérience étalée sur près d’un demi-siècle deux leçons. La technologie numérique a complètement révolutionné la façon de réaliser nos recherches et d’en rendre compte dans nos écrits. Ce travail que j’ai pu produire sur mon ordinateur depuis mon domicile illustre cette transformation. Il n’empêche que la présentation des travaux obéit toujours à la même règle : celle de l’uniformité et de la consistance.

Claude Morin,
professeur honoraire »

Source : http://www.hst.umontreal.ca/documents/Guidemethodologique_2012.pdf