« le soleil autour duquel toutes les planètes du passé québécois doivent orbiter »

Le 11 octobre 2012, la journaliste Annie Mathieu du journal Le Soleil  rapporte les propos suivants tenus par Marie Malavoy, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, concernant la place de la question nationale dans le programme d’enseignement de l’histoire au secondaire : « On a un peu noyé le poisson de la souveraineté ». Aujourd’hui dans Le Soleil, Mme Mathieu interroge Jocelyn Létourneau au sujet des propos tenus par la ministre Malavoy.

(L)e titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire du Québec contemporain à l’Université Laval, Jocelyn Létourneau, croit que la question nationale ne doit pas être «le soleil autour duquel toutes les planètes du passé québécois doivent orbiter».

Selon M. Létourneau, Mme Malavoy reprend la rhétorique des «inquiets», soit des Québécois habités par la crainte que l’identité et la culture de la société québécoise disparaissent. Une opinion partagée par son collègue de la Faculté des sciences de l’éducation Jean-François Cardin, qui croit que depuis le référendum de 1995 où le Non l’a emporté, le mouvement indépendantiste au Québec se cherche et veut trouver des moyens pour «réactiver la flamme nationaliste».

Une hypothèse qui déplaît au porte-parole de la Coalition pour l’histoire, Robert Comeau. «Le but c’est qu’ils [les étudiants] soient informés, qu’ils connaissent l’histoire. Si après ça, ils sont plus politisés, tant mieux, ils vont être des citoyens plus critiques», affirme le professeur au Département d’histoire de l’UQAM.

«C’est comme si on disait, on n’enseignera pas l’histoire parce que si on l’enseigne, ça va faire des séparatistes», conclut M. Comeau.

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