Doit-on s’étonner des résultats des élections du 4 septembre au Québec ?

Les résultats des dernières élections au Québec sont intrigants.

Quelle humeur populaire faut-il y déceler ? Dans l’avènement du PQ au pouvoir, faut-il simplement voir le remplacement d’un gouvernement par un autre, cette fois orienté centre-gauche plutôt que centre-droit ? Y a-t-il dans l’air, pour parodier René Lévesque, l’ombre du début du commencement d’un trait nouveau qui pourrait un jour, qui sait, devenir quelque chose comme un grand dess(e)in ?

Dans le vote mi-figue mi raisin des Québécois, doit-on plutôt découvrir l’expression d’une culture politique enracinée loin dans le temps — celle de l’ambivalence ? On revient à cette même question, fatigante pour certains et passionnante pour d’autres, en tout cas résistante pour tous : Que veulent vraiment les Québécois ?

Ces questions ont été abordées lors d’une table ronde tenue le 27 septembre 2012. Celle-ci était composée de :

– Jocelyn Létourneau, professeur d’histoire et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain, CÉLAT, Université Laval;

– Guy Laforest, professeur de science politique, Université Laval;

– Michel Pepin, analyste politique et correspondant parlementaire à Québec pour la radio de Radio-Canada;

– Paul-Émile Auger, secrétaire général de la Table de concertation étudiante du Québec TaCEQ;

et animée par :
– Pascale Guéricolas, journaliste pigiste pour différents médias dont Radio-Canada, L’Actualité et le Fil.