Monthly Archives: janvier 2013

The History Classroom as Site for Imagining the Nation

Dans sa thèse de doctorat publiée en 2012 et intitulée The History Classroom as Site for Imagining the Nation, Lisa Faden cite l’étude produite par Létourneau et Moisan (2004).

Empirical research of history and social studies education in Canada supports the view of Canadian national identity as ambiguous and regionally oriented. Létourneau and Moisan’s (2004) study of young people’s knowledge of Quebec history is frequently cited to demonstrate the sharp divide between Francophone and Anglophone versions of national identity. Létourneau and Moisan found that 403 Quebec secondary, college, and university students asked to write a short essay on the history of Quebec produced a narrative marked by “a melancholy, nostalgic awareness centring [sic] on the idea, the concept, of a conquered, reclusive people, abused by others and always fearful of reclaiming their destiny” (p. 117).

Pour la thèse : Lisa Faden, The History Classroom As Site For Imagining The Nation: An Investigation of U.S. and Canadian Teachers’ Pedagogical PracticesThèse de doctorat, The University of Western Ontario, 2012, 215 p. 

Pour l’étude de Létourneau et Moisan : «Young People’ s Assimilation of a Collective Historical Memory: A Case Study of Quebeckers of French-Canadian Heritage», dans Peter Seixas, dir., Theorizing Historical Consciousness, Toronto, University of Toronto Press, 2004, p. 109-128.

 

Sondage terminé

D’après-vous, quelles images sont associées au passé et à l’identité québécoise?

Nous vous invitons maintenant à donner votre avis! Faites votre choix parmi une sélection de 60 images… et propagez l’exercice dans vos réseaux.

 

Cliquez pour participer au sondage et en apprendre un peu plus sur votre passé!

Source : Blogue du Musée de la civilisation, à Québec

Analyse d’images : un exemple à partir de caricatures

Un texte d’Alexandre Turgeon retient l’attention dans le cours Méthodes qualitatives (SOC-4100/7100) donné à l’hiver 2013. Pour la séance à propos de l’analyse d’images, les élèves doivent lire le texte de Turgeon intitulé « «Les femmes et la politique dans les caricatures de Robert La Palme, 1943-1951».

A. Turgeon, « Les femmes et la politique dans les caricatures de Robert La Palme, 1943- 1951 », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol 63, nos 2-3, p. 361–387.

De 1943 à 1951, Robert La Palme présente sa vision caustique de l’actualité à travers des milliers de caricatures au sein du Canada, un journal d’élite. Ses caricatures paraissent alors que les femmes investissent l’espace public et obtiennent des droits politiques au Québec. Dans son théâtre, le caricaturiste fait intervenir une panoplie d’acteurs, dont les femmes, lesquelles sont représentées sous la forme de femmes ordinaires, de personnages symboliques, et de caricatures grotesques de responsables politiques. Pour rejoindre un lectorat d’élite, soit La Palme adopte leur langage, soit il adapte le sien au leur. Aussi, le caricaturiste met-il en scène des rapports de genres conventionnels dans son œuvre, où prime l’idéal domestique de la femme. Certains métiers, certains rôles de la femme sont ainsi valorisés, d’autres dévalorisés, voire ignorés. En fait, certains types de femmes n’apparaissent tout simplement pas dans le champ de vision du caricaturiste, comme si elles n’existaient pas.

Deux articles au sujet de la conscience historique

Au sujet de la conscience historique des jeunes québécois, deux articles sont parus dans l’édition du printemps 2012 de la revue Canadian Issues/Thèmes canadiens. La table des matières est ici.

Raphaël Gani, « L’histoire nationale dans ses grandes lignes », Canadian Issues/Thèmes canadiens, Printemps 2012.

Stéphane Lévesque, Jocelyn Létourneau et Raphaël Gani, « Québec Student’s Historical Consciousness of the Nation », Canadian Issues/Thèmes canadiens, Printemps 2012.

Appel de communications: «Diffuser ses recherches pour les nuls»

Raphaël Gani organise une journée d’étude dans le cadre de la deuxième semaine étudiante du CÉLAT. Voici l’argumentaire de cette journée d’étude qui aura lieu le 20 mars à l’Université Laval.

 

La plupart du temps, les chercheurs produisent un savoir sans le mettre en scène pour le grand public. La vulgarisation scientifique est plutôt le travail du journaliste de Québec Science, du guide au Musée de la civilisation ou de l’animateur de l’émission Découverte. Essentiel, ce travail répond à la demande d’un large public friand de science vulgarisée. La division du travail entre le scientifique et le vulgarisateur n’est pas sans problème. D’abord, elle permet au scientifique de se concentrer sur ses publications scientifiques alors que le vulgarisateur se charge de la mise en scène du savoir original. Ainsi, les travaux de recherche sont parfois mal transmis par le vulgarisateur. De plus, quand un chercheur tente lui-même de vulgariser son savoir, comme Éric Bédard l’a fait dans L’Histoire du Québec pour les Nuls, il est toujours des intervenants pour critiquer l’entreprise parce qu’elle «coupe les coins ronds». Cependant, en délaissant le terrain de la vulgarisation, plusieurs chercheurs n’offrent pas de solutions alternatives aux ouvrages vulgarisés, sinon de les critiquer. Enfin, rares sont les chercheurs qui enseignent aux étudiants à créer un profil Academia.edu, à utiliser des #hashtags ou à vulgariser le sujet d’une thèse de doctorat au profit des participants à un souper de famille. Sous-enseignée, la mise en marché de la science est surtout pratiquée par l’autodidacte.

Les travaux de recherche offrent peu de réponses définitives. Or, comment un chercheur peut-il parler de ses travaux aux «nuls» sans tomber dans le simplisme? À l’heure de la révolution numérique, quels sont les raccordements possibles entre la science et le public de non-scientifique? Que signifie être «nuls» en science ? Dans le cadre de la deuxième semaine étudiante du CÉLAT, ces questions seront abordées lors d’une journée d’étude tenue le 20 mars à l’Université Laval. Celle-ci sera retransmise en direct sur Internet. Chercheurs, étudiants et professionnels sont invités à partager leurs recettes ou leurs anti-recettes pour parler aux «nuls». Par exemple, Éric Bédard donnera une classe de maître au sujet de la communication de l’histoire pour les nuls. L’objectif de la journée est la promotion d’une science vivante et hors d’atteinte de son ennemi juré : «c’est plate !»

La date limite pour soumettre une proposition de communication (150 mots) est le 15 février.

Intéressé(e) ? : raphael.gani.1@ulaval.ca

«Comment travailler la mémoire sur Twitter. Quelques réflexions d’ordre méthodologique», 41e colloque annuel international de l’Association française d’études canadiennes. Mémoire(s) canadienne(s), Rennes (France), 12-15 juin 2013.

Conférence à venir d’Alexandre Turgeon.

Ces derniers mois au Québec, alors que la grève générale étudiante battait son plein, suivie d’une campagne électorale mouvementée, un phénomène pour le moins fascinant s’est produit sur Twitter, que j’appelle la Révolution tranquille 2.0. Ils ont été plusieurs centaines, voire quelques milliers d’utilisateurs à évoquer sur Twitter le souvenir de la Grande Noirceur et de la Révolution tranquille. Du 16 mai au 12 septembre 2012, j’ai relevé plus de 6 000 tweets qui traitent de l’une ou de l’autre. Dans le cadre de la campagne électorale qui s’est terminée le 4 septembre, tous les partis ont contribué à ce phénomène, les uns dénonçant la Grande Noirceur, ce moment de stagnation nationale, les autres se réclamant de la Révolution tranquille, comme moment d’affirmation nationale. À un point tel où le patrimoine de la Révolution tranquille est devenu un enjeu de la campagne électorale. Durant les débats des chefs, François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec, a d’ailleurs reproché à Jean Charest, chef du Parti libéral du Québec et premier ministre sortant, d’avoir « trahi l’héritage de Jean Lesage », celui-là même qui a fait la Révolution tranquille. Dans la même veine, François Legault affirmait que le Québec a besoin « d’un gouvernement nationaliste dans la tradition de Jean Lesage ».

M’intéressant aux questions entourant la Grande Noirceur et la Révolution tranquille, la mémoire et les usages du passé, l’envie me prit d’étudier de plus près ce phénomène. En ramassant ainsi les données sur mon propre compte Twitter, j’ai pu constater, d’entrée de jeu, qu’il n’y avait pas une seule et unique mémoire de la Révolution tranquille. Il fallait plutôt parler de différentes mémoires de cet événement fort, fondateur du Québec moderne dans l’imaginaire. Outre ces premières considérations sur la Révolution tranquille 2.0 elle-même, et sa présence vigoureuse et récurrente dans les débats électoraux, j’ai été à même de constater à quel point les médias sociaux, Twitter en particulier, étaient un véhicule, un média privilégié pour étudier ces questions sensibles touchant à la mémoire, aux usages du passé et au rapport au passé. Limités à seulement 140 caractères, les utilisateurs se doivent d’être synthétiques, de faire court, d’aller à l’essentiel. D’où le recours, dans le cas présent, à ces images fortes, symboliques, de la Grande Noirceur et de la Révolution tranquille. Or, un problème de taille se pose. Comment travailler la mémoire sur Twitter?

Partant de ma propre expérience, je compte répondre à cette question dans le cadre de ce colloque. Du moins, apporter des pistes de réponse en livrant quelques réflexions d’ordre méthodologique. La chose n’est pas aisée. Avant de travailler la mémoire sur Twitter, encore faut-il savoir travailler sur Twitter, c’est-à-dire connaître ce média, ses mérites autant que ses limites, ses qualités autant que ses imperfections. En menant cette recherche, j’ai été confronté à certaines difficultés, à des impairs, à des problèmes inhérents à Twitter qui concernent tant la recherche par mots-clés, la collecte même des données, la conservation de celles-ci et, enfin, leur contamination. Alors que le champ de la « Digital History » est en pleine expansion, et que Twitter retient de plus en plus l’attention des chercheurs, il me semble toutefois nécessaire d’y aller avant tout d’une réflexion méthodologique sur le média, afin d’éviter ces pièges qui guettent les chercheurs. C’est ce que je compte faire dans cette communication.

Voir aussi : « Le patrimoine de la Révolution tranquille : un enjeu de la campagne électorale », Le Devoir, 8 août 2012, p. A9.

Maria Neagu gagne le prix THEN/HiER 2012

Madame Maria Neagu, qui a complété la thèse à l’Université Laval en 2011, (Conjuguer la nation au passé : Mémoire et identité dans les manuels d’histoire moldaves, 1918-2006; Jocelyn Létourneau, directeur), s’est vue attribuer le prix THEN/HiER 2012 pour les publications. Dans cette étude remarquablement bien élaborée et rédigée, Madame Neagu présente une recherche  convaincante sur les volumes scolaires et les programmes moldaves qui permet de mieux comprendre comment ces documents officiels produisent des conceptions particulières de la nation au sein de la population. Toutes nos félicitations !

Source : http://www.thenhier.ca/fr/content/prix-thenhier-pour-les-publications

Voici un résumé de la thèse de Maria Neagu.

S’appuyant sur un corpus de programmes et de manuels scolaires d’histoire moldaves ayant circulé dans les écoles de 1918 à 2006, notre thèse amorce une réflexion exploratoire sur la question des usages du passé aux fins de la construction d’une identité nationale. Elle se propose de montrer que, par l’entremise de la production scolaire d’histoire, les pouvoirs en place – roumains, soviétiques et moldaves – ont cherché à livrer au jeune citoyen moldave l’image salutaire d’un projet national unificateur.

Les deux premières parties de la thèse retracent le contexte géohistorique général et les dynamismes sociétaux sous-tendant les efforts politiques de définition d’une communauté nationale en Moldavie. Dans les trois parties suivantes, nous inventorions les mécanismes discursifs mis en oeuvre afin de construire, sur le mode des mythes fondateurs, les referents identitaires de la collectivité locale, ainsi appelée à se penser « roumaine », « soviétique » et « moldave ».

L’analyse rigoureuse des sources permet de distinguer deux grands récits historiques qui s’opposent au chapitre des références identitaires des Moldaves. Le premier, né dans la Roumanie de l’entre-deux-guerres qui incorpore la Moldavie, met en évidence les fondements symboliques qui lieraient les Bessarabiens à la culture, à la langue et aux traditions roumaines. Le second, conçu en RASSM et repris après la Deuxième Guerre mondiale dans le cadre de la république soviétique socialiste moldave, valorise une nation moldave distincte et historiquement vouée à l’aventure communiste. La thèse s’achève sur l’analyse de la période postcommuniste, constatant qu’à cette étape, la production historique s’actualise en dupliquant les discours qui l’ont précédée.

Ces deux récits contradictoires et leur cohabitation tendue dans l’espace scolaire permettent de saisir les signes d’un débat de société qui touche à la pluralité des mémoires et aux multiples interrogations identitaires parcourant la société moldave contemporaine. De fait, la Moldavie exprime, dans son effort de transition postcommuniste, le besoin implicite d’attribuer de nouvelles significations à son existence collective, déclinée dès lors au prisme du « nous » et de l’« autre ». Le retour à l’histoire figure comme but et moyen de cette entreprise d’ingénierie nationale.

Lien vers la thèse.

L’histoire comme passage

Lauréat de la Fondation Trudeau en 2006, Jocelyn Létourneau a prononcé une conférence intitulée L’histoire comme passage, le 14 février 2012 dans le cadre du cycle des Conférences Trudeau.

Voici l’introduction : 

La question qui m’anime est banale en même temps que compliquée:
comment, après 30 ans de carrière comme historien professionnel,
peut-on déboucher sur un sujet aussi périlleux pour la science que
celui du rapport entre histoire et espoir? Avant d’en venir au cœur
de mon propos, il me faut effectuer un petit détour qui nous ramène
en 1997-1998, à l’Institut d’études avancées de Princeton, où j’étais
Fellow.

Voici les versions française et anglaise du texte de la conférence :

Jocelyn Létourneau, « L’histoire comme passage », Cahiers de la Fondation Trudeau, 4, 1 (2012), p. 43-61 [en ligne].

Jocelyn Létourneau, « History and Social Hope », The Trudeau Foundation Papers, 4, 1 (2012), p. 37-54 [online].

Les Québécois et leurs passés (HST-3900A)

Voici la liste des lectures requises pour le cours intitulé Les Québécois et leurs passés (HST-3900A), donnée à la session d’hiver 2013 par Jocelyn Létourneau à l’Université Laval.

Ouvrages obligatoires. 

Jocelyn Létourneau, Le Québec entre son passé et ses passages, Montréal, Fides, 2010.

Évoluant dans le passage tumultueux qui relie son passé à son présent, le Québec cherche ses voies d’avenir. Il ne sait plus quoi faire de ce qui l’a fait et craint de se perdre dans l’ailleurs en s’ouvrant à l’autre.

Au pays des Tremblay et des Sioui, des Cohen et des Laferrière, la référence collective est redevenue chantier. L’histoire et la mémoire sont objets de débats soutenus. La mondialisation, le brassage des populations et la montée de la nouvelle génération, qui entend creuser ses propres sillons identitaires, ajoutent à la complexité de l’équation nationale, que l’on peine à écrire. À coup sûr, le Québec s’impose comme un sujet compliqué.

Et si on explorait d’autres avenues pour en revoir le passé, en saisir le présent et en pressentir l’avenir?

Par les idées exposées, les concepts avancés et les problématiques développées, il y a dans cet ouvrage matière à poser un autre regard sur le passé du Québec et à envisager différemment l’avenir de cette société.

 

Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche, L’Histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement, Sillery, Septentrion, 2012.

Si l’enseignement de l’histoire nationale fait souvent partie de l’actualité québécoise, assez curieusement enseignants et historiens se sont peu penchés sur l’histoire de l’enseignement de leur propre discipline.

Plusieurs spécialistes dessinent sous nos yeux une gigantesque fresque allant des origines à nos jours et détaillent l’enseignement de l’histoire au primaire, au secondaire et au collégial, tant dans les écoles francophones, anglophones qu’autochtones.

Le tout constitue la première tentative de description et d’analyse de ce qui s’est enseigné et de la manière dont on a procédé dans les écoles, s’attachant ainsi à dresser les contours scolaires de l’histoire nationale à l’échelle d’un territoire à géométrie variable selon les époques. Cet ouvrage met en lumière les courants pédagogiques qui ont animé les milieux de l’éducation dans ce secteur névralgique pour la mémoire et l’identité collective des Québécois.

Vous pouvez acheter la version PDF du livre ici. En voici un extrait.

 

Éric Bédard, L’Histoire du Québec pour les nuls, Paris, Éditions First, 2012.

Le Québec, c’est l’hiver, la neige, le froid. C’est le majestueux fleuve Saint-Laurent et ses nombreux affluents. Ce sont les immenses forêts, les nombreux lacs, les magnifiques paysages du Témiscamingue, de Charlevoix, de la Côte-Nord ou de la Gaspésie. C’est aussi Québec, la «Vieille capitale», et Montréal, première ville française d’Amérique.

Mais le Québec, c’est surtout un peuple vaillant, opiniâtre, déterminé. Il en a fallu du courage aux premiers habitants pour affronter les rigueurs de l’hiver, élever des familles nombreuses, explorer un immense continent, survivre aux attaques iroquoises, à l’hostilité des colonies américaines, aux affres de la Révolution industrielle et à la Crise des années 1930.

C’est l’histoire de cette grande aventure qui est retracée dans ce livre. L’histoire d’un peuple qui a surmonté les difficultés et les épreuves, vaincu le découragement et la résignation. L’histoire d’un rêve, celui d’une Amérique française, d’une grande épreuve, celle de la Conquête anglaise, et surtout, l’histoire d’une longue et patiente reconquête qui amènera les Québécois à reprendre possession de leur territoire, de leur économie et de leur vie politique.

Vous pouvez acheter la version PDF du livre ici.

 

Lectures pour chacune des séances

21 janvier. Introduction au cours : vous et le passé québécois.

Carter, Stephen L., « Text a little less, think a little more », Businessweek, 1 mars 2012 [en ligne].

 

28 janvier. De la Conscience historique des jeunes Québécois

Jocelyn Létourneau et Sabrina Moisan, « Mémoire et récit de l’aventure historique du Québec chez les jeunes Québécois d’héritage canadien-francais : coup de sonde, amorce d’analyse des résultats, questionnements », The Canadian Historical Review, 85, 2 (juin 2004), 325-356 p.

Jocelyn Létourneau et Christophe Caritey, « L’histoire du Québec racontée par les élèves du secondaire. L’impact apparent du cours d’histoire nationale dans la structuration d’une mémoire historique collective des jeunes Québécois », Revue d’histoire de l’Amérique française, 62, 1 (été 2008), p. 69-93.

 

4 février. Historique des programmes d’histoire au Québec

Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche, L’Histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement, Sillery, Septentrion, 2012, chap. 6-13.

 

11 février. Histoire et éducation à la citoyenneté : les humeurs et les faits

Ministère de l’Éducation, du Sport et du Loisir (MELS), Histoire et éducation à la citoyenneté [en ligne].

Ministère de l’Éducation, du Sport et du Loisir (MELS), Progression des apprentissages au secondaire, Histoire et éducation à la citoyenneté, 3e et 4e secondaire, 21 juin 2011 [en ligne].

Charles-Phillipe Courtois, « Le nouveau cours d’histoire du Québec au secondaire : L’école québécoise au service du multiculturalisme canadien ? », Montréal, Institut de recherche sur le Québec, 2009 [en ligne].

Michèle Dagenais et Christian Laville, « Le naufrage du programme d’histoire nationale : retour sur une occasion manquée accompagné de considérations sur l’éducation historique », Revue d’histoire de l’Amérique française, 60, 4 (2007), p. 517-550.

Jocelyn Létourneau, Le Québec entre son passé et ses passages, Montréal, Fides, 2010, chap. 3.

 

18 février. Quelle histoire pour le Québec d’aujourd’hui ?

Jocelyn Létourneau, « Quelle histoire d’avenir pour le Québec ? », Histoire de l’éducation, 126 (avril-juin 2010), p. 97-119.

Jocelyn Létourneau, Le Québec entre son passé et ses passages, Montréal, Fides, 2010, chap. 5 et 8.

Jocelyn Létourneau, « L’histoire comme passage », Cahiers de la Fondation Trudeau, 4, 1 (2012), p. 43-61 [en ligne].

 

4 mars. Traiter l’évènement : discussion autour du film Le Sort de l’Amérique

Jacques Godbout, Le Sort de l’Amérique, Montréal, Office national du film, 1996, 81 m. 28 s. [en ligne].

Jocelyn Létourneau, « Le sort du passé. Risques et défis de la narration historienne (notes sur Le Sort de l’Amérique, de Jacques Godbout, Passer à l’avenir. Histoire, mémoire et identité dans le Québec d’aujourd’hui », dans J. Létourneau, Passer à l’avenir. Histoire, mémoire et identité dans le Québec d’aujourd’hui, Montréal, Boréal, 2000, p. 109-114.

Jocelyn Létourneau, Le Québec entre son passé et ses passages, Montréal, Fides, chap. 4 et 9.

 

11 mars. Semaine de lecture

 

18 mars. L’histoire du Québec pour les nuls : qu’en penser ?

Éric Bédard, L’Histoire du Québec pour les nuls, Paris, Éditions First, 2012.

Sam Wineburg, « Undue Certainty. Where Howard Zinn’s A People’s History Falls Short », American Educator (hiver 2012-2013), p. 27-34 [en ligne].

 

25 mars. Le temps des Québécois et Le Moulin à images : des visions alternatives de l’histoire québécoise ?

Joseph-Yvon Thériault, « Mais qu’a bien pu vouloir nous dire Robert Lepage ? », Argument, 11, 2 (printemps-été 2009) [en ligne].

Yves Laberge, « La quête d’identité dans l’histoire régionale », Argument, 11, 2 (printemps-été 2009) [en ligne].

Phillipe Dubé, « Une histoire sans nom, sans date, ni évènement », Le Devoir, 1er octobre 2008 [en ligne].

Reginald Harvey, « Le 400e de Québec et l’histoire – Une fête célébrée à la sauce Canada », Le Devoir, 27 septembre 2008 [en ligne].

 

1er avril. Congé de Pâques 

 

5 avril. Date la plus tardive pour remettre le matériel produit aux fins de la confection de la leçon d’histoire

 

8-15-22-29 avril. Présentation de trois leçons d’histoire 

Appel de textes pour Recherches sociographiques: « Le Québec mis en caricatures »

Candidat au doctorat en histoire et membre de la Chaire, Alexandre Turgeon dirigera un numéro thématique sur le Québec mis en caricatures pour la revue Recherches sociographiques. La parution de ce numéro thématique est prévue en 2015.

 

L’appel de textes entre en vigueur aujourd’hui et se termine le 1er avril 2013. Il est disponible ici :

Le Québec mis en caricatures. Humeurs et humours d’une société à travers le temps

Texte d’appel pour Recherches sociographiques (2014)

La caricature est un médium de plus en plus employé, au Québec comme ailleurs, pour mettre en images la société qui se fait. Les caricaturistes ont d’ailleurs la cote, eux qui sont devenus de véritables stars médiatiques en apparaissant à la télévision – certains ont même leur propre émission! –, en ayant une présence soutenue sur le Net et en publiant des recueils qui trônent au sommet des ventes.

Depuis quelques années, la caricature a été (re)découverte comme source pour étudier la société qui, par l’intermédiaire de ces éditorialistes de l’image à l’humour acéré et caustique, se bâtit des représentations qui l’inspirent, la font jaser, la provoquent ou l’amusent et, sur cette base, l’amènent à se changer, à se confirmer ou tout simplement à se moquer ou à pleurer d’elle-même.

Dans ce numéro thématique, nous entendons élargir la recherche et la réflexion sur la caricature en essayant de voir, par des exemples concrets ou encore par des réflexions d’ordre théorique et méthodologique puisés à l’histoire de ce dessin au Québec, comment la caricature a porté tout autant que créé des humeurs de société, et ce, à différentes époques du passé québécois.

Par humeurs de société, on entend, notamment, des modes de représentation de Soi et de l’Autre, des imaginaires collectifs donc, mais aussi des mises en scène du théâtre historique et politique national, y compris le jeu de ses personnages clés dans ce théâtre – les responsables politiques bien sûr! –, qui n’ont de cesse de faire le pain et le beurre des caricaturistes. Derrière les caricatures dessinées par des artistes de talent se cachent des enjeux sociaux, mais aussi des rapports de pouvoir, qui en disent long sur la façon dont la société se pense à différents moments de son évolution. La question même de la réception de la caricature – peut-on l’étudier, et si oui, comment? – reste d’ailleurs un enjeu de taille à mettre au jour qu’il ne faudrait pas négliger.

Entre humeur et humour de société, il existe une dialectique à approfondir à l’aune d’études concrètes dont le résultat sera possiblement d’amener le lecteur à rire (jaune) de ce que fut le Québec d’hier à aujourd’hui, et à se questionner peut-être, aussi, sur le Québec de demain.

Une image vaut 1 000 mots, dit-on, mais encore faut-il prendre le temps de faire parler cette image. Plus souvent qu’autrement, les images sont utilisées pour illustrer le texte. Il n’est pas rare de voir les images être confinées au centre de l’ouvrage. Ainsi elles sont détachées, littéralement, du corps du texte. Ce sera tout le contraire de ce numéro, où les images seront non seulement au cœur du texte et des analyses mais en relation étroite avec le texte. Car c’est bien de cela dont il s’agit, au fond : faire parler les images, et savoir tendre l’oreille.

Pour tout projet de soumission de texte, prière de s’adresser à Alexandre Turgeon (alexandre.turgeon.2@ulaval.ca).

Date limite pour soumettre un projet de publication (400 mots) : 1er avril 2013

Date d’acceptation des propositions : 1er mai 2013

Date de soumission des articles : 1er avril 2014 (pour publication en 2015)

Recherches sociographiques publie des travaux de recherche originaux sur le Québec et sur le Canada français. Par son caractère interdisciplinaire, la revue fait appel aux sociologues, politologues, historiens, démographes, économistes, anthropologues, littéraires.