La Révolution tranquille relativisée ?

Voici l’extrait d’un article intitulé La Révolution tranquille relativisée, publié dans le journal La Presse le 15 janvier 2013 et écrit par Mathieu Perreault.

La Révolution tranquille n’est pas responsable de l’amélioration du sort des Canadiens français: ils avaient commencé pendant la «Grande Noirceur» duplessiste à combler leur retard sur les anglophones sur les plans de l’économie et de l’éducation.

Telle est la thèse d’un économiste de l’Institut économique de Montréal, dans une étude publiée mardi et un livre qui sera lancé en février. «On devrait rayer l’expression Grande Noirceur des livres et plutôt parler de grand rattrapage», explique Vincent Geloso, qui tire ses données de sa maîtrise à la prestigieuse École d’économie de Londres. Il y termine son doctorat, qui porte sur l’économie québécoise entre 1760 et 1840.

> En savoir plus: Le résumé de l’étude (PDF)

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Autre son de cloche

Jocelyn Létourneau, un historien de l’Université Laval qui a plusieurs fois écrit sur la Révolution tranquille, estime que M. Geloso «enfonce des portes ouvertes». «Au sein des historiens, des chercheurs, il est bien établi que la modernisation du Québec commence dans les années 30, dit M. Létourneau. Ce n’est peut-être pas bien compris par la population, mais l’idée que Duplessis a contribué au développement économique du Québec est bien établie, quoi qu’on pense de l’homme et de ses habitudes politiques.»