René Lévesque et Pierre Trudeau n’ont pas réussi à convaincre les Québécois de se débarrasser de leur ambivalence

Voici l’extrait d’un article publié le 2 novembre 2006 dans le journal lefil, à la suite de la sortie du livre écrit par Jocelyn Létourneau intitulé Que veulent vraiment les Québécois ?

Toujours d’actualité ?

Jocelyn Létourneau insiste sur le fait que la société québécoise a été et est toujours traversée par des oppositions, des tensions, des conflits. De nos jours, entre les noyaux durs indépendantiste et fédéraliste se trouvent de très nombreux citoyens qui se situent dans la continuité de ce qu’a toujours été l’intention politique dominante. Cette approche consiste à tenter de faire avancer ses pions sur plusieurs fronts à la fois, sans jamais fermer aucune porte. «Beaucoup de gens, souligne le professeur, sont pour l’avancement discret à coups de réformes, le changement graduel. Même des politiciens de premier plan comme René Lévesque et Pierre Trudeau en leur temps n’ont pas réussi à convaincre les Québécois de se débarrasser de leur ambivalence.»

Pour l’auteur de Que veulent vraiment les Québécois?, l’interdépendance représente, pour les Québécois, une solution politique des plus attrayantes. Par ailleurs, il affirme que ce qui importe le plus en politique est que les citoyens puissent s’épanouir au diapason de leurs possibilités. Dans le cadre de leur projet politique construit comme un assemblage, les Québécois se distinguent par leur pragmatisme. Ils sont ouverts, adaptables, réalistes et inventifs.