CÉLAT et ACFAS

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Ce lundi, Jocelyn Létourneau présente une conférence intitulée « Se penser ensemble dans le Québec d’aujourd’hui ». Cette conférence s’inscrit dans le cadre du colloque annuel du CÉLAT, tenue du 6 au 10 mai, au sein du congrès de l’ACFAS à l’Université Laval. En voici un résumé.

L’expression lieu de passage renvoie au fait que les sociétés ne cessent d’évoluer par rapport à leur état d’être. Selon les moments, le cheminement sociétal est plus ou moins lent ou rapide, apaisé ou violent. L’état d’être d’une société coïncide avec un régime de vivre-ensemble (dont l’une des composantes est de se penser ensemble) qui contribue à la fonctionnalité de la société. L’idée de vivre-ensemble ne signifie pas la disparition des tensions, mais leur modulation dans des formes qui régulent la vie collective.

Parfois, l’évolution de la société provoque assez de mutations pour modifier la configuration de l’état d’être de la société et son régime de vivre-ensemble. L’instabilité apparaît. on tente de recréer la concorde en agissant notamment sur le plan symbolique, lequel renvoie au mode de se penser ensemble.

Le Québec connaît maintenant une situation mutationnelle. on ne parle pas de crise, mais de problèmes de conciliation entre identité et altérité, d’une part, et d’articulation entre référents collectifs établis et émergents, d’autre part. 

Partant de la situation présente du Québec, il s’agira de voir comment les passages qui le marquent – et qui sont susceptibles d’impacter sur le mode de vivre-ensemble et de se penser ensemble comme Québécois – induisent des réactions diverses de la part des groupes sociaux, certains étant soucieux de ramener le Québec vers un état d’être acquis, d’autres poussant la société vers l’actualisation de ses figures identitaires.

Aujourd’hui paraît dans le Devoir un article à propos de la thématique du colloque annuel du CÉLAT : Lieux de passage et vivre-ensemble.

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