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« Et si Paul Sauvé n’avait jamais prononcé le “Désormais…”? »

Alexandre Turgeon, « Et si Paul Sauvé n’avait jamais prononcé le “Désormais…”? », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 67, no 1 (été 2013), p. 33-56.

Résumé
• « Désormais… ». Il n’y aurait pas de mots plus célèbres dans l’histoire du Québec. Le premier ministre Paul Sauvé l’aurait prononcé sans cesse à l’automne 1959, alors qu’il succède à Maurice Duplessis, afin de tirer un trait définitif entre deux mondes : la Grande Noirceur duplessiste et la Révolution tranquille. Que Paul Sauvé ait prononcé le « Désormais… », on ne saurait en douter. Les contemporains en attestent, maints historiens le confirment. Osons malgré tout une question : Et si Paul Sauvé n’avait jamais prononcé le « Désormais… » ? C’est ce qui apparaît au terme de recherches exhaustives menées dans les journaux et documents de l’époque. Cet article propose d’étudier comment le « Désormais… » est devenu un mythistoire.

Abstract
• “Désormais…” (From Now On). There might not be a more famous word in Québec history. As he was succeeding Maurice Duplessis as Premier during the autumn of 1959, Paul Sauvé is said to have used this word repeatedly to draw a line between two worlds : the Great Darkness of the Duplessis era and the Quiet Revolution. There can be no doubt that Paul Sauvé routinely used the word “Désormais…”, as several contemporaries and historians have confirmed. Nonetheless, we ask the question : What if Paul Sauvé had never uttered “Désormais…” ? Through an exhaustive research in the archives and newspapers of that era, this paper examines how the word “Désormais…” became a mythistory.

Turgeon et Academia.edu

Mardi, 11 mars 2014, @ Université Laval

Sem.-étudiante-2014

(10h à 12h – Salle DKN-5172)

Causerie avec Donald Fyson
Animée par Alex Pinard-Bineau, candidat à la maîtrise en histoire

On dit des manuels qu’ils ont un rapport étroit avec l’État. Le contenu qu’ils présentent aux étudiants serait déterminé, en partie, par l’ordre sociopolitique, le système de valeurs, ainsi que l’idéologie dominante au sein d’une société, faisant du manuel un miroir réfléchissant l’image que cette société se donne d’elle-même à un moment précis dans le temps. Qu’est-ce que cela implique pour l’historien, lorsqu’il doit entreprendre la rédaction d’un manuel d’histoire ?

Dans le cadre de cette causerie, nous aurons la chance de revenir sur ce sujet avec l’historien Donald Fyson, co-auteur de deux récents manuels d’histoire du Canada.

Événement Facebook de la causerie.

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(15h15 – Salle DKN-5172)

Comment pimper sa page Academia

Atelier de formation par Alexandre Turgeon, doctorant en histoire à l’Université Laval

À l’ère du numérique et des débats sur le libre accès, comment un chercheur peut-il diffuser ses propres recherches ? Divers moyens s’offrent à lui, dont celui de participer à une plateforme de diffusion telle que Academia.edu, un réseau social pour chercheurs, où l’utilisateur peut créer sa page personnelle. Dans le cadre de cet atelier de formation, Alexandre Turgeon expliquera comment pimper sa page Academia ; c’est-à-dire, comment exploiter le plein potentiel du site afin de mettre en valeur les travaux du chercheur, qu’il soit étudiant ou professeur.

La page Academia d’Alexandre Turgeon.

Ces deux activités se déroulent dans le cadre de la troisième semaine étudiante du CÉLAT.

Des nouvelles

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Sem.-étudiante-2014

Deux textes de Létourneau

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Jocelyn Létourneau, «Postnationalisme ?» Rouvrir la question du Québec, Cités, 3, 23 (2005), p. 15-30.

Est-il encore approprié de s’interroger sur le devenir du Québec à travers le prisme cardinal de la question nationale ? Il se pourrait bien que non, ce qui ne veut pas dire que l’ambition indépendantiste, qui appartient au paysage politique québécois depuis des lustres, soit en voie de régression. Cela dit, le temps serait peut-être venu de changer de paradigme pour saisir la mouvance de la collectivité québécoise contemporaine. Si cette collectivité consolide sa distinction à l’intérieur de l’ensemble canadien, du fait notamment que ses habitants construisent au jour le jour une société qui possède des traits spécifiques et qui est marquée par des enjeux particuliers, il reste qu’elle connaît des évolutions qui nécessitent de rafraîchir les visions, si ce n’est le répertoire de concepts, par le biais desquels on la saisit depuis le début des années 1960.

Jocelyn Létourneau, «L’avenir du Canada: par rapport à quelle histoire», The Canadian Historical Review, 81, 2 (juin 2000), p. 230-259.

Il est une question qui hantera l’horizon du Canada au XXIe siècle. Ce sera celle du grand récit collectif sur lequel s’élèvera la vision du pays- si tant est qu’une vision de ce pays soit pensable et qu’un récit soit possible, ce que je crois, ce qui paraît souhaitable.