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Éric Bédard « lâche le Bloc ». Quand la parole de l’historien résonne dans la Cité

Raphaël Gani et Alexandre Turgeon cosignent un article de fond publié par la revue Histoire Engagée et concernant l’historien Éric BédardVoici un extrait de cette article.

Le 30 mars 2011, à un peu plus d’un mois des élections fédérales canadiennes du 2 mai 2011, l’historien souverainiste bien connu Éric Bédard s’est lancé dans la mêlée de la campagne électorale d’une manière qui n’est pas passée inaperçue. « Je lâche le Bloc », déclarait-il haut et fort dans une lettre d’opinion parue dans les pages du journal La Presse. Éric Bédard annonce qu’il ne votera pas pour le Bloc Québécois pour la toute première fois depuis la création du parti, en 1991. Il fait ainsi valoir son désaccord avec la coalition avortée de 2008, où le Bloc Québécois s’était engagé à donner son appui à un gouvernement formé du Parti libéral du Canada et du Nouveau Parti démocratique. Nous ne considérons pas qu’Éric Bédard ait prédit les résultats des élections du 2 mai 2011, et encore moins qu’il en fut responsable, contrairement à certains commentateurs qui ont vu dans sa prise de position un signe avant-coureur de la débâcle du Bloc Québécois – 49 sièges remportés aux élections de 2008, quatre sièges en 2011. Néanmoins, pendant cette campagne électorale fédérale, il est intéressant de souligner qu’Éric Bédard en vient à incarner un certain archétype : celui du souverainiste déçu qui délaisse le Bloc Québécois. Il s’agit même, selon Pierre Bouchard, un utilisateur du site Internet Vigile, du « syndrome Éric Bédard ».

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Félicitations à Sabrina Moisan pour l’obtention d’un poste de professeure adjointe au département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke

Sabrina Moisan a complété en 2002 sa maîtrise en histoire au sein de la Chaire de recherche. Voici un résumé de son mémoire de maîtrise.

Mémoire historique de l’aventure québécoise chez les jeunes franco-québécois d’héritage canadien-français : coup de sonde et analyse des résultats

Le propos de ce travail concerne les rapports entre l’histoire et la mémoire historique collective chez les jeunes Franco-Québécois d’héritage canadien-français. Dans un premier temps, nous avons constaté à l’encontre de la rumeur publique que les jeunes possèdent effectivement une mémoire du passé du Québec, mais que celle-ci s’apparente davantage au récit identitaire des Canadiens français qu’à une histoire du Québec plurielle et multidimensionnelle intégrant les éléments de l’histoire «scientifique». Nous avons, dans un second temps, cherché à savoir comment s’était formée cette mémoire historique particulière. Nous nous sommes d’abord penchée sur le système d’enseignement de l’histoire au Québec. Plusieurs indices nous ont permis de constater que l’école était un diffuseur privilégié de la vision tragique et univoque du passé québécois. Par ailleurs, nous avons également remarqué que cette version victimaire de l’histoire du Québec se retrouvait largement dans l’espace idéologique québécois, que ce soit dans les médias, les activités à caractère historique ou dans la famille, et qu’il s’avérait donc assez malaisé de travailler à la modifier et à la complexifier.

De ce mémoire de maîtrise a été tiré un article scientifique, rédigé par Jocelyn Létourneau et Sabrina Moisan et publié dans la revue The Canadian Historical Review (2004):  http://www.canadiansandtheirpasts.ca/Publ_download/memoire_et_recit.pdf

Sabrina a récemment obtenu un poste de professeure adjointe au département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke. Voici un lien vers sa page web à l’Université de Sherbrooke: http://www.usherbrooke.ca/pedagogie/notre-equipe/corps-professoral-en-pedagogie/moisan-sabrina/

Ses principaux thèmes de recherche sont l’enseignement de l’histoire et l’éducation à la citoyenneté, l’enseignement de l’Holocauste et des génocides, les représentations sociales et l’épistémologie.