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Mardi, 11 mars 2014, @ Université Laval

Sem.-étudiante-2014

(10h à 12h – Salle DKN-5172)

Causerie avec Donald Fyson
Animée par Alex Pinard-Bineau, candidat à la maîtrise en histoire

On dit des manuels qu’ils ont un rapport étroit avec l’État. Le contenu qu’ils présentent aux étudiants serait déterminé, en partie, par l’ordre sociopolitique, le système de valeurs, ainsi que l’idéologie dominante au sein d’une société, faisant du manuel un miroir réfléchissant l’image que cette société se donne d’elle-même à un moment précis dans le temps. Qu’est-ce que cela implique pour l’historien, lorsqu’il doit entreprendre la rédaction d’un manuel d’histoire ?

Dans le cadre de cette causerie, nous aurons la chance de revenir sur ce sujet avec l’historien Donald Fyson, co-auteur de deux récents manuels d’histoire du Canada.

Événement Facebook de la causerie.

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(15h15 – Salle DKN-5172)

Comment pimper sa page Academia

Atelier de formation par Alexandre Turgeon, doctorant en histoire à l’Université Laval

À l’ère du numérique et des débats sur le libre accès, comment un chercheur peut-il diffuser ses propres recherches ? Divers moyens s’offrent à lui, dont celui de participer à une plateforme de diffusion telle que Academia.edu, un réseau social pour chercheurs, où l’utilisateur peut créer sa page personnelle. Dans le cadre de cet atelier de formation, Alexandre Turgeon expliquera comment pimper sa page Academia ; c’est-à-dire, comment exploiter le plein potentiel du site afin de mettre en valeur les travaux du chercheur, qu’il soit étudiant ou professeur.

La page Academia d’Alexandre Turgeon.

Ces deux activités se déroulent dans le cadre de la troisième semaine étudiante du CÉLAT.

Des nouvelles

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Sem.-étudiante-2014

De Charles de Gaulle à Nicolas Sarkozy : l’histoire conçue et interprétée par les présidents de la Ve République

Conférence le mercredi 30 octobre à l’Université Laval (DKN-5172).

Patrick Garcia, professeur d’histoire (Université de Cergy-Pontoise) from CELAT on Vimeo.

Lorsqu’on associe « Président » et « histoire », c’est le plus souvent pour mesurer ce qu’il y a eu d’ « historique » – c’est-à-dire d’important, de mémorable, de particulièrement lourd de conséquences – dans leur action. L’acception donnée à « histoire » pour cet exposé est différente. Elle articule deux dimensions : d’une part la façon dont les présidents de la Ve République ont conçu l’histoire – ce qui renvoie à leur culture personnelle, à leur formation et à leur sensibilité ; d’autre part la façon dont ils s’en sont fait les locuteurs, dont ils ont exprimé le rapport au temps dominant chez leurs concitoyens – i.e. l’articulation entre un passé, un présent et un futur – et parfois tenté de le remodeler. Dans cette perspective ils sont donc à la fois acteurs et agents, source de dynamiques et révélateurs d’un modèle temporel et il s’agit moins de répertorier des usages politiques de l’histoire (au travers, notamment, de la figure de l’instrumentalisation) que d’analyser comment le récit de l’Histoire – en tant que ce qui est advenu – est déjà contraint par un rapport à l’histoire et plus largement au temps.

Affiche-Garcia-finale

CÉLAT et ACFAS

affiche colloque acfas célat lieux de passage vivre ensemble

Ce lundi, Jocelyn Létourneau présente une conférence intitulée « Se penser ensemble dans le Québec d’aujourd’hui ». Cette conférence s’inscrit dans le cadre du colloque annuel du CÉLAT, tenue du 6 au 10 mai, au sein du congrès de l’ACFAS à l’Université Laval. En voici un résumé.

L’expression lieu de passage renvoie au fait que les sociétés ne cessent d’évoluer par rapport à leur état d’être. Selon les moments, le cheminement sociétal est plus ou moins lent ou rapide, apaisé ou violent. L’état d’être d’une société coïncide avec un régime de vivre-ensemble (dont l’une des composantes est de se penser ensemble) qui contribue à la fonctionnalité de la société. L’idée de vivre-ensemble ne signifie pas la disparition des tensions, mais leur modulation dans des formes qui régulent la vie collective.

Parfois, l’évolution de la société provoque assez de mutations pour modifier la configuration de l’état d’être de la société et son régime de vivre-ensemble. L’instabilité apparaît. on tente de recréer la concorde en agissant notamment sur le plan symbolique, lequel renvoie au mode de se penser ensemble.

Le Québec connaît maintenant une situation mutationnelle. on ne parle pas de crise, mais de problèmes de conciliation entre identité et altérité, d’une part, et d’articulation entre référents collectifs établis et émergents, d’autre part. 

Partant de la situation présente du Québec, il s’agira de voir comment les passages qui le marquent – et qui sont susceptibles d’impacter sur le mode de vivre-ensemble et de se penser ensemble comme Québécois – induisent des réactions diverses de la part des groupes sociaux, certains étant soucieux de ramener le Québec vers un état d’être acquis, d’autres poussant la société vers l’actualisation de ses figures identitaires.

Aujourd’hui paraît dans le Devoir un article à propos de la thématique du colloque annuel du CÉLAT : Lieux de passage et vivre-ensemble.

Célia Forget raconte sa méthode pour « Diffuser ses travaux pour les nuls »

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Pour voir ou revoir

Semaine étudiante du CÉLAT, du 18 au 23 mars 2013 à #ULaval

semaine étudiante du CÉLAT

Diffuser ses travaux pour les nuls en direct

 

Ouvert à tous : Diffuser ses travaux pour les nuls, le 20 mars à #ULaval

Le mercredi 20 mars à l’Université Laval, Raphaël Gani organise une journée d’étude intitulée « Diffuser ses travaux pour les nuls ». L’évènement est ouvert à tous.

Voici le programme : cliquez sur l’image pour l’agrandir.

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Consultez aussi la page Facebook de l’évènement.

Il sera retransmis en direct sur livestream.com.

Lu sur Twitter :

 

Trois conférences au congrès de l’ACFAS

Jocelyn Létourneau et Alexandre Turgeon présenteront des conférences lors du 81e congrès de l’ACFAS tenu entre le 6 et le 10 mai 2013 à l’Université Laval dans la ville de Québec. Voici le résumé de ces conférences.

Une table ronde intitulée Quelles histoires pour quels musées et à quelles fins? aura lieu le jeudi 9 mai 2013 entre 9 h 00 et 10 h 30, dans le cadre du colloque Passés exposés : Histoire et historiens dans les musées…
Présidence/animation : Denyse BAILLARGEON Université de Montréal
Participant(s):
Michel CÔTÉ, Musée de la civilisation,
Xavier GÉLINAS, Musée canadien des civilisations,
Jocelyn LÉTOURNEAU, Université Laval,
Claude-Armand PICHÉ, À déterminer
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Au sein du colloque intitulé Lieux de passage et vivre-ensemble, qui se tiendra le lundi 6 mai 2013…
10 h 30 : Jocelyn LÉTOURNEAU, Université Laval

Se penser ensemble dans le Québec d’aujourd’hui

L’expression lieu de passage renvoie au fait que les sociétés ne cessent d’évoluer par rapport à leur état d’être. Selon les moments, le cheminement sociétal est plus ou moins lent ou rapide, apaisé ou violent. L’état d’être d’une société coïncide avec un régime de vivre-ensemble (dont l’une des composantes est de se penser ensemble) qui contribue à la fonctionnalité de la société. L’idée de vivre-ensemble ne signifie pas la disparition des tensions, mais leur modulation dans des formes qui régulent la vie collective. Parfois, l’évolution de la société provoque assez de mutations pour modifier la configuration de l’état d’être de la société et son régime de vivre-ensemble. L’instabilité apparaît. On tente de recréer la concorde en agissant notamment sur le plan symbolique, lequel renvoie au mode de se penser ensemble. Le Québec connaît maintenant une situation mutationnelle. On ne parle pas de crise, mais de problèmes de conciliation entre identité et altérité, d’une part, et d’articulation entre référents collectifs établis et émergents, d’autre part.

Partant de la situation présente du Québec, il s’agira de voir comment les passages qui le marquent – et qui sont susceptibles d’impacter sur le mode de vivre-ensemble et de se penser ensemble comme Québécois – induisent des réactions diverses de la part des groupes sociaux, certains étant soucieux de ramener le Québec vers un état d’être acquis, d’autres poussant la société vers l’actualisation de ses figures identitaires.

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Au sein du colloque La satire dans les arts visuels : questions de la recherche actuelle, qui se tiendra le mercredi 8 mai…

Alexandre TURGEON, Université Laval

« La Palme présente Displicuit Nasus Tuus » : les origines caricaturales de la Grande Noirceur?

Au printemps 1944, le gouvernement libéral d’Adélard Godbout s’apprête à déclencher des élections au Québec. Au pouvoir depuis 1939, le Parti libéral affronte l’Union nationale et le Bloc populaire, dirigés respectivement par Maurice Duplessis – premier ministre de la province entre 1936 et 1939 – et Maxime Raymond. Affaibli par son appui à William Lyon MacKenzie King sur la question de la conscription, Adélard Godbout passe à l’offensive. Les libéraux se tournent vers Robert La Palme, caricaturiste du journal Le Canada, pour la production d’une brochure électorale intitulée « La Palme présente Displicuit Nasus Tuus : tragi-comédie politique en 32 tableaux » – du latin « Ton nez déplaît », en référence au long nez de Maurice Duplessis

Pour étudier cette brochure électorale, nous nous intéresserons de plus près aux stratégies électorales mises en place lors de la campagne de 1944, en s’arrêtant au travail de Lucien Parizeau et de Jean-Marie Nadeau en particulier, eux qui sont les responsables de la propagande libérale. Nous nous pencherons également sur les 32 caricatures de Robert La Palme choisies pour cet exercice, puisées à même un corpus d’une centaine de caricatures publiées par l’artiste dans les pages du journal Le Canada en 1943 et 1944. Nous serons ainsi à même de voir quelles thématiques, quels enjeux et quels sujets ont été privilégiés par le Parti libéral pour la réalisation de cette brochure.