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De Charles de Gaulle à Nicolas Sarkozy : l’histoire conçue et interprétée par les présidents de la Ve République

Conférence le mercredi 30 octobre à l’Université Laval (DKN-5172).

Patrick Garcia, professeur d’histoire (Université de Cergy-Pontoise) from CELAT on Vimeo.

Lorsqu’on associe « Président » et « histoire », c’est le plus souvent pour mesurer ce qu’il y a eu d’ « historique » – c’est-à-dire d’important, de mémorable, de particulièrement lourd de conséquences – dans leur action. L’acception donnée à « histoire » pour cet exposé est différente. Elle articule deux dimensions : d’une part la façon dont les présidents de la Ve République ont conçu l’histoire – ce qui renvoie à leur culture personnelle, à leur formation et à leur sensibilité ; d’autre part la façon dont ils s’en sont fait les locuteurs, dont ils ont exprimé le rapport au temps dominant chez leurs concitoyens – i.e. l’articulation entre un passé, un présent et un futur – et parfois tenté de le remodeler. Dans cette perspective ils sont donc à la fois acteurs et agents, source de dynamiques et révélateurs d’un modèle temporel et il s’agit moins de répertorier des usages politiques de l’histoire (au travers, notamment, de la figure de l’instrumentalisation) que d’analyser comment le récit de l’Histoire – en tant que ce qui est advenu – est déjà contraint par un rapport à l’histoire et plus largement au temps.

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« Les origines caricaturales de la Grande Noirceur? », à l’ACFAS

origines caricaturales de la Grande Noirceur ACFAS Duplessis Lapalme

Ce mercredi, Alexandre Turgeon présente une conférence intitulée « La Palme présente Displicuit Nasus Tuus » : les origines caricaturales de la Grande Noirceur? Dans le cadre du colloque 328 de l’ACFAS  – La satire dans les arts visuels : questions de recherche actuelle -, cette conférence débute à 15h15 au local 3136 du Pavillon Charles-de Koninck à l’Université Laval. Voici un résumé de la conférence.

Au printemps 1944, le gouvernement libéral d’Adélard Godbout s’apprête à déclencher des élections au Québec. Au pouvoir depuis 1939, le Parti libéral affronte l’Union nationale et le Bloc populaire, dirigés respectivement par Maurice Duplessis – premier ministre de la province entre 1936 et 1939 – et André Laurendeau. Affaibli par son appui à William Lyon MacKenzie King sur la question de la conscription, Adélard Godbout passe à l’offensive. Les libéraux se tournent vers Robert La Palme, caricaturiste du journal Le Canada, pour la production d’une brochure électorale intitulée « La Palme présente Displicuit Nasus Tuus : tragi-comédie politique en 32 tableaux » – du latin « Ton nez déplaît », en référence au long nez de Maurice Duplessis

Pour étudier cette brochure électorale, nous nous intéresserons de plus près aux stratégies électorales mises en place lors de la campagne de 1944, en s’arrêtant au travail de Lucien Parizeau et de Jean-Marie Nadeau en particulier, eux qui sont les responsables de la propagande libérale. Nous nous pencherons également sur les 32 caricatures de Robert La Palme choisies pour cet exercice, puisées à même un corpus d’une centaine de caricatures publiées par l’artiste dans les pages du journal Le Canada en 1943 et 1944. Nous serons ainsi à même de voir quelles thématiques, quels enjeux et quels sujets ont été privilégiés par le Parti libéral pour la réalisation de cette brochure.

Conférence de Catherine Vézina et d’Alexandre Turgeon

What if Paul Sauvé had never said “Désormais…” (Henceforth)?

 

Deux conférences le vendredi 12 avril à #ULaval

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Le Québec, la révolution silencieuse

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Conférence : Je me souviens ? Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse

Le 15 mars à l’Université Lumière Lyon 2, Jocelyn Létourneau donnera une conférence intitulée Je me souviens ? Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse. Voici le résumé de cette conférence.

Jocelyn Létourneau, professeur de l’Université Laval à Québec, Chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain, présentera le bilan d’une recherche menée depuis plusieurs années sur les représentations des jeunes Québécois concernant le passé du Québec, représentations contenues dans plus de 3000 phrases recueillies auprès d’autant de locuteurs âgés de 15 à 25 ans et répondant à la question suivante : « Si tu avais à résumer en une phrase ou une formule ce qu’a été pour toi l’aventure historique québécoise quelle serait cette phrase ou cette formule ? ».

Trois conférences au congrès de l’ACFAS

Jocelyn Létourneau et Alexandre Turgeon présenteront des conférences lors du 81e congrès de l’ACFAS tenu entre le 6 et le 10 mai 2013 à l’Université Laval dans la ville de Québec. Voici le résumé de ces conférences.

Une table ronde intitulée Quelles histoires pour quels musées et à quelles fins? aura lieu le jeudi 9 mai 2013 entre 9 h 00 et 10 h 30, dans le cadre du colloque Passés exposés : Histoire et historiens dans les musées…
Présidence/animation : Denyse BAILLARGEON Université de Montréal
Participant(s):
Michel CÔTÉ, Musée de la civilisation,
Xavier GÉLINAS, Musée canadien des civilisations,
Jocelyn LÉTOURNEAU, Université Laval,
Claude-Armand PICHÉ, À déterminer
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Au sein du colloque intitulé Lieux de passage et vivre-ensemble, qui se tiendra le lundi 6 mai 2013…
10 h 30 : Jocelyn LÉTOURNEAU, Université Laval

Se penser ensemble dans le Québec d’aujourd’hui

L’expression lieu de passage renvoie au fait que les sociétés ne cessent d’évoluer par rapport à leur état d’être. Selon les moments, le cheminement sociétal est plus ou moins lent ou rapide, apaisé ou violent. L’état d’être d’une société coïncide avec un régime de vivre-ensemble (dont l’une des composantes est de se penser ensemble) qui contribue à la fonctionnalité de la société. L’idée de vivre-ensemble ne signifie pas la disparition des tensions, mais leur modulation dans des formes qui régulent la vie collective. Parfois, l’évolution de la société provoque assez de mutations pour modifier la configuration de l’état d’être de la société et son régime de vivre-ensemble. L’instabilité apparaît. On tente de recréer la concorde en agissant notamment sur le plan symbolique, lequel renvoie au mode de se penser ensemble. Le Québec connaît maintenant une situation mutationnelle. On ne parle pas de crise, mais de problèmes de conciliation entre identité et altérité, d’une part, et d’articulation entre référents collectifs établis et émergents, d’autre part.

Partant de la situation présente du Québec, il s’agira de voir comment les passages qui le marquent – et qui sont susceptibles d’impacter sur le mode de vivre-ensemble et de se penser ensemble comme Québécois – induisent des réactions diverses de la part des groupes sociaux, certains étant soucieux de ramener le Québec vers un état d’être acquis, d’autres poussant la société vers l’actualisation de ses figures identitaires.

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Au sein du colloque La satire dans les arts visuels : questions de la recherche actuelle, qui se tiendra le mercredi 8 mai…

Alexandre TURGEON, Université Laval

« La Palme présente Displicuit Nasus Tuus » : les origines caricaturales de la Grande Noirceur?

Au printemps 1944, le gouvernement libéral d’Adélard Godbout s’apprête à déclencher des élections au Québec. Au pouvoir depuis 1939, le Parti libéral affronte l’Union nationale et le Bloc populaire, dirigés respectivement par Maurice Duplessis – premier ministre de la province entre 1936 et 1939 – et Maxime Raymond. Affaibli par son appui à William Lyon MacKenzie King sur la question de la conscription, Adélard Godbout passe à l’offensive. Les libéraux se tournent vers Robert La Palme, caricaturiste du journal Le Canada, pour la production d’une brochure électorale intitulée « La Palme présente Displicuit Nasus Tuus : tragi-comédie politique en 32 tableaux » – du latin « Ton nez déplaît », en référence au long nez de Maurice Duplessis

Pour étudier cette brochure électorale, nous nous intéresserons de plus près aux stratégies électorales mises en place lors de la campagne de 1944, en s’arrêtant au travail de Lucien Parizeau et de Jean-Marie Nadeau en particulier, eux qui sont les responsables de la propagande libérale. Nous nous pencherons également sur les 32 caricatures de Robert La Palme choisies pour cet exercice, puisées à même un corpus d’une centaine de caricatures publiées par l’artiste dans les pages du journal Le Canada en 1943 et 1944. Nous serons ainsi à même de voir quelles thématiques, quels enjeux et quels sujets ont été privilégiés par le Parti libéral pour la réalisation de cette brochure.

Conférence de Jocelyn Létourneau à l’UQAC le 14 février : Quelle histoire (d’avenir) pour le Québec ?

Le CÉLAT présente le premier débat d’une série de quatre dans le cadre du séminaire organisé par l’axe 2 du CÉLAT (« Les narrations de la diversité et du vivre-ensemble ») sur le thème des « Lieux de passage ».

Ce premier débat se tiendra le jeudi 14 février 2013 de 14h à 16h30 à l’Université du Québec à Chicoutimi, salle P1-7000. Jocelyn Létourneau s’intéressera au Québec entre son passé et ses passages et répondra à la question suivante : Quelle histoire (d’avenir) pour le Québec ?

Trois textes serviront du support à ses réflexions, textes que commenteront Mouhamed Ly et Jonathan Lamy-Beaupré, tous deux stagiaires postdoctoraux du CÉLAT.

Les personnes souhaitant assister au séminaire peuvent également lire les deux textes ci-joints afin de participer au débat. Ce séminaire est ouvert à tous.

Texte 1 : Chap. 8 de Jocelyn Létourneau, Le Québec entre son passé et ses passages, Montréal, Fides, 2010.

Texte 2 : « L’histoire comme passage », Cahiers de la Fondation Trudeau, 4, 1 (2012), p. 43-61 [en ligne].

En anglais : « History and Social Hope », The Trudeau Foundation Papers, 4, 1 (2012), p. 37-54 [online].

Pour plus d’informations, consultez le site du CÉLAT.

Source : Célia Forget, coordonatrice du CÉLAT.

Jocelyn Létourneau, Le cas du cours d’histoire nationale au Québec, Lyon, Institut nationale de recherche pédagogique, 1er avril 2010

Conférence de Jocelyn Létourneau ayant pour thème l’inscription et la construction scolaire du roman national : le cas du cours d’histoire nationale au Québec.