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Le traitement de la Conquête au Canada anglais: étude des manuels d’histoire du Canada, 2009-2103

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Mercredi 5 FÉVRIER 2014

Université Laval, Pavillon La Laurentienne, Salle 1435.

Guider l’enseignement : représentation, construction et
interprétation du discours identitaire
Présidence de séance : Jocelyn Létourneau

14h00 – Alex Pinard-Bineau, UL, Histoire
Le traitement de la Conquête au Canada anglais: étude des manuels d’histoire du Canada, 2009-2103

La prise de possession de la Nouvelle-France par la Grande Bretagne au terme de la Guerre de sept ans, connue sous le terme de la Conquête dans l’historiographie et l’espace publique Canadien, fait figure d’évènement monumental dans l’histoire du pays. Encore plus important que l’évènement en soi, sont ses interprétations qui connurent diverses fluctuations depuis le XVIIIe siècle, ainsi que ses conséquences qui sont encore aujourd’hui sujet de débats. Au Canada anglais, de manière générale, les historiens ont longtemps présenté une conquête au visage providentiel, où l’on soulignait les bénéfices qu’elle apporta, notamment l’instauration des institutions et des valeurs britanniques. Au Québec, l’interprétation véhiculée est plutôt celle d’une catastrophe, où la Conquête apparaît comme un désastre pour les Canadiens. D’abord formulée par François-Xavier Garneau et reprise par Lionel Groulx, cette vision poursuit son cours jusque dans le discours des historiens néo-nationalistes québécois à partir des années 1950-1960.

Dans le cadre de cette communication, nous verrons comment la Conquête est aujourd’hui présentée au Canada anglais, au travers de l’analyse de cinq manuels et d’histoire du Canada publiés depuis 2009. Nous traiterons la période qui s’étend de la capitulation de Montréal en 1760 jusqu’à l’Acte de Québec de 1774.  En plus d’obtenir le portrait actuel de l’évènement et ses impacts immédiats, nous serons en mesure d’identifier quelles sont les interprétations étant aujourd’hui les vestiges d’une historiographie dépassée, mais aussi, celles qui ont survécu à l’avancement des recherches, ne serait-ce qu’en partie.

Consulter le programme complet du colloque.

Alex Pinard-Bineau

Diplômé d’un baccalauréat (2012) du Département d’histoire de l’Université Laval, Alex Pinard-Bineau poursuit présentement une maîtrise en histoire du Québec sous la direction de Jocelyn Létourneau. Son sujet d’étude porte sur le traitement du Québec dans les manuels et synthèses d’histoire du Canada publiés depuis 2005 au Canada anglais.

Introductions : Measuring History / Quantifier l’histoire

Questionnaire : Les enseignants et l’histoire

Annonce d’un collaborateur de la Chaire, Stéphane Lévesque.

Chers collègues :

L’unité de recherche « Faire l’histoire » de l’Université d’Ottawa (www.makinghistory-fairehistoire.ca), sous la direction du professeur Stéphane Lévesque, a mis de l’avant en 2012 une initiative pancanadienne intitulée « Les enseignants et l’histoire » visant à mieux connaitre et répertorier les pratiques de même que les connaissances disciplinaires des futurs enseignants inscrits en didactique de l’histoire. Le but est de fournir aux didacticiens tout comme aux différents programmes de formation à l’enseignement au pays un portrait plus précis et détaillé des nombreux étudiants inscrits dans nos programmes menant à l’enseignement de l’histoire.

Pour ce faire, nous avons élaboré un bref questionnaire en ligne sur une série de sujets particuliers (expériences personnelles, cursus scolaire, usage de l’histoire, pratiques pédagogiques), dont certains s’inspirent du vaste sondage Les Canadiens et leurs passés. Ce questionnaire bilingue peut être aisément complété en classe ou à la maison à l’aide d’un ordinateur personnel. Les données recueillies sont confidentielles et seront utilisées uniquement pour des fins académiques. Tous les professeurs ou programmes scolaires participant au projet auront accès aux données de leur institution à la fin de l’année scolaire.

C’est pourquoi nous vous invitons à présenter, en ce début de session scolaire, le questionnaire « Les enseignants et l’histoire » dans vos classes de didactique ou à vos collègues qui enseignent des cours de didactique de l’histoire.

Questionnaire : Les enseignants et l’histoire

Lien : www.surveymonkey.com/s/historiprof

En liens avec Margaret Conrad et le projet « Les Canadiens et leurs passés »

 

 

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“History Under Harper: A Micro-Lecture Discussion”

Une visite au musée a une influence sur la conscience historique des élèves au primaire

Lancé au printemps 2006, le projet « Les Canadiens et leurs passés » est une alliance de recherche universités-communauté (ARUC) rassemblant sept chercheurs, quinze collaborateurs, six universités et, pour le moment, une dizaine de partenaires de la communauté. De manière générale, c’est la question du rapport que les Canadiens entretiennent avec le passé qui intéresse les participants à ce projet. Quelle conscience les Canadiens ont-ils du passé? Comment font-ils usage de l’histoire dans leur vie quotidienne? Dans quelle mesure les références au passé jouent-elles un rôle actif dans la construction de leurs identités individuelles et collectives au présent? Voilà quelques-unes des questions abordées dans le cadre de ce projet quinquennal aux orientations novatrices et aux retombées majeures.

Voici un article en lien avec ce projet de recherche.

Une visite au musée a une influence sur la conscience historique des élèves au primaire.
Une visite au Musée acadien de l’Université de Moncton semble avoir d’excellentes répercussions sur la rétention des connaissances historiques des élèves francophones du Nouveau-Brunswick.

C’est ce que révèlent les conclusions d’une recherche menée en 2009-2010 par Jeanne Mance Cormier et Hélène Savoie, respectivement conservatrice-recherchiste et assistante de recherche au Musée acadien.

Pour la suite, cliquer sur l’image suivante.

Une visite au musée a une influence sur la conscience historique des élèves au primaire

Deux textes de Létourneau

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Jocelyn Létourneau, «Postnationalisme ?» Rouvrir la question du Québec, Cités, 3, 23 (2005), p. 15-30.

Est-il encore approprié de s’interroger sur le devenir du Québec à travers le prisme cardinal de la question nationale ? Il se pourrait bien que non, ce qui ne veut pas dire que l’ambition indépendantiste, qui appartient au paysage politique québécois depuis des lustres, soit en voie de régression. Cela dit, le temps serait peut-être venu de changer de paradigme pour saisir la mouvance de la collectivité québécoise contemporaine. Si cette collectivité consolide sa distinction à l’intérieur de l’ensemble canadien, du fait notamment que ses habitants construisent au jour le jour une société qui possède des traits spécifiques et qui est marquée par des enjeux particuliers, il reste qu’elle connaît des évolutions qui nécessitent de rafraîchir les visions, si ce n’est le répertoire de concepts, par le biais desquels on la saisit depuis le début des années 1960.

Jocelyn Létourneau, «L’avenir du Canada: par rapport à quelle histoire», The Canadian Historical Review, 81, 2 (juin 2000), p. 230-259.

Il est une question qui hantera l’horizon du Canada au XXIe siècle. Ce sera celle du grand récit collectif sur lequel s’élèvera la vision du pays- si tant est qu’une vision de ce pays soit pensable et qu’un récit soit possible, ce que je crois, ce qui paraît souhaitable.

Feuille d’érable et couronne britannique

active history

Sur le blogue d’Active History, l’historien Jon Weier nous apprend que le gouvernement conservateur remplacera la feuille d’érable sur les uniformes des soldats canadiens par la couronne royale  : « The Maple Leaf is to be replaced on the shoulder boards and collar tabs of Canadian soldiers’ uniforms with the crown or pip that had been used to indicate rank in the Canadian Forces before unification in 1968. » Ce faisant, Weier cite une récente lettre ouverte de Jocelyn LétourneauVoici un extrait de l’article intitulé Canada and the new colonialism, où l’historien résume la lettre ouverte de Létourneau :

In this article, published under the title “Multiculturalism Died, and Harper replaced it with ‘Royalization’”, Létourneau suggests that multiculturalism has been largely unsuccessful in accomplishing one of its primary goals; undermining the power of Québecois nationalism and replacing it with a shared Canadian identity.  As such, Létourneau argues that the current government has seen the writing on the wall and has sought to bolster four distinct Canadian identities that together make up an idea of Canada.  This strategy has involved recognition of Québec’s distinctness, progress in transforming the relationship between First Nations and the federal government, the continuing need to maintain Canadian sovereignty and independence in the face of American hegemony, and, in the case of English Canada, the renewed emphasis on traditional markers of an English Canadian identity.  Létourneau concludes that this is all centred on a shared sense of Canada as an immigrant nation with common values.

Létourneau generally avoids judging the value of this new exercise, simply suggesting that this is the direction in which the current government is moving as it seeks to transform ideas of Canadian identity.  And he seems to be right, though he describes this new direction more eloquently and more explicitly than anyone in government has.

Active History est un blogue dédié aux interfaces entre l’histoire, les historiens, la place publique et les décideurs : http://activehistory.ca/

Reconstructing the Canadian identity