Tag Archives: histoire

Signées Jocelyn Létourneau

Soutenance de thèse le 8 mai : Victoria Raileanu, « DE LA PROPAGANDE » Les représentations du temps, de l’espace et du héros dans le documentaire historique produit à la télévision de la République soviétique socialiste moldave (1961-1989)

SOUTENANCE DE THÈSE « DE LA PROPAGANDE »  Les représentations du temps, de l'espace et du héros dans le documentaire historique produit à la télévision de la République soviétique socialiste moldave (1961-1989) Victoria Raileanu

What if Paul Sauvé had never said “Désormais…” (Henceforth)?

 

Quelques thèses et mémoires d’anciens de la Chaire

Marc Collin, “Autour de Chénier : Les Rébellions et la conscience historique canadienne et québécoise”, Thèse de doctorat, Université Laval, 2006.

Christophe Caritey, “L’apport du manuel scolaire et ses limites dans la formation de la mémoire historique. Application à l’étude de la Nouvelle-France de 1608 à 1663 dans le cadre du Québec de 1923 à 1989”, Thèse de doctorat, Université Laval, 1992.

Matthew Rankin, “A Wolfe in Montcalm’s Clothing An Investigation into the Figure of Betrayal within the Mythistories of Meech Lake, Québec français, 1987-1995”, M.A. thesis, Université Laval, 2004

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Trois conférences au congrès de l’ACFAS

Jocelyn Létourneau et Alexandre Turgeon présenteront des conférences lors du 81e congrès de l’ACFAS tenu entre le 6 et le 10 mai 2013 à l’Université Laval dans la ville de Québec. Voici le résumé de ces conférences.

Une table ronde intitulée Quelles histoires pour quels musées et à quelles fins? aura lieu le jeudi 9 mai 2013 entre 9 h 00 et 10 h 30, dans le cadre du colloque Passés exposés : Histoire et historiens dans les musées…
Présidence/animation : Denyse BAILLARGEON Université de Montréal
Participant(s):
Michel CÔTÉ, Musée de la civilisation,
Xavier GÉLINAS, Musée canadien des civilisations,
Jocelyn LÉTOURNEAU, Université Laval,
Claude-Armand PICHÉ, À déterminer
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Au sein du colloque intitulé Lieux de passage et vivre-ensemble, qui se tiendra le lundi 6 mai 2013…
10 h 30 : Jocelyn LÉTOURNEAU, Université Laval

Se penser ensemble dans le Québec d’aujourd’hui

L’expression lieu de passage renvoie au fait que les sociétés ne cessent d’évoluer par rapport à leur état d’être. Selon les moments, le cheminement sociétal est plus ou moins lent ou rapide, apaisé ou violent. L’état d’être d’une société coïncide avec un régime de vivre-ensemble (dont l’une des composantes est de se penser ensemble) qui contribue à la fonctionnalité de la société. L’idée de vivre-ensemble ne signifie pas la disparition des tensions, mais leur modulation dans des formes qui régulent la vie collective. Parfois, l’évolution de la société provoque assez de mutations pour modifier la configuration de l’état d’être de la société et son régime de vivre-ensemble. L’instabilité apparaît. On tente de recréer la concorde en agissant notamment sur le plan symbolique, lequel renvoie au mode de se penser ensemble. Le Québec connaît maintenant une situation mutationnelle. On ne parle pas de crise, mais de problèmes de conciliation entre identité et altérité, d’une part, et d’articulation entre référents collectifs établis et émergents, d’autre part.

Partant de la situation présente du Québec, il s’agira de voir comment les passages qui le marquent – et qui sont susceptibles d’impacter sur le mode de vivre-ensemble et de se penser ensemble comme Québécois – induisent des réactions diverses de la part des groupes sociaux, certains étant soucieux de ramener le Québec vers un état d’être acquis, d’autres poussant la société vers l’actualisation de ses figures identitaires.

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Au sein du colloque La satire dans les arts visuels : questions de la recherche actuelle, qui se tiendra le mercredi 8 mai…

Alexandre TURGEON, Université Laval

« La Palme présente Displicuit Nasus Tuus » : les origines caricaturales de la Grande Noirceur?

Au printemps 1944, le gouvernement libéral d’Adélard Godbout s’apprête à déclencher des élections au Québec. Au pouvoir depuis 1939, le Parti libéral affronte l’Union nationale et le Bloc populaire, dirigés respectivement par Maurice Duplessis – premier ministre de la province entre 1936 et 1939 – et Maxime Raymond. Affaibli par son appui à William Lyon MacKenzie King sur la question de la conscription, Adélard Godbout passe à l’offensive. Les libéraux se tournent vers Robert La Palme, caricaturiste du journal Le Canada, pour la production d’une brochure électorale intitulée « La Palme présente Displicuit Nasus Tuus : tragi-comédie politique en 32 tableaux » – du latin « Ton nez déplaît », en référence au long nez de Maurice Duplessis

Pour étudier cette brochure électorale, nous nous intéresserons de plus près aux stratégies électorales mises en place lors de la campagne de 1944, en s’arrêtant au travail de Lucien Parizeau et de Jean-Marie Nadeau en particulier, eux qui sont les responsables de la propagande libérale. Nous nous pencherons également sur les 32 caricatures de Robert La Palme choisies pour cet exercice, puisées à même un corpus d’une centaine de caricatures publiées par l’artiste dans les pages du journal Le Canada en 1943 et 1944. Nous serons ainsi à même de voir quelles thématiques, quels enjeux et quels sujets ont été privilégiés par le Parti libéral pour la réalisation de cette brochure.

Conférence de Jocelyn Létourneau à l’UQAC le 14 février : Quelle histoire (d’avenir) pour le Québec ?

Le CÉLAT présente le premier débat d’une série de quatre dans le cadre du séminaire organisé par l’axe 2 du CÉLAT (« Les narrations de la diversité et du vivre-ensemble ») sur le thème des « Lieux de passage ».

Ce premier débat se tiendra le jeudi 14 février 2013 de 14h à 16h30 à l’Université du Québec à Chicoutimi, salle P1-7000. Jocelyn Létourneau s’intéressera au Québec entre son passé et ses passages et répondra à la question suivante : Quelle histoire (d’avenir) pour le Québec ?

Trois textes serviront du support à ses réflexions, textes que commenteront Mouhamed Ly et Jonathan Lamy-Beaupré, tous deux stagiaires postdoctoraux du CÉLAT.

Les personnes souhaitant assister au séminaire peuvent également lire les deux textes ci-joints afin de participer au débat. Ce séminaire est ouvert à tous.

Texte 1 : Chap. 8 de Jocelyn Létourneau, Le Québec entre son passé et ses passages, Montréal, Fides, 2010.

Texte 2 : « L’histoire comme passage », Cahiers de la Fondation Trudeau, 4, 1 (2012), p. 43-61 [en ligne].

En anglais : « History and Social Hope », The Trudeau Foundation Papers, 4, 1 (2012), p. 37-54 [online].

Pour plus d’informations, consultez le site du CÉLAT.

Source : Célia Forget, coordonatrice du CÉLAT.

L’histoire comme passage

Lauréat de la Fondation Trudeau en 2006, Jocelyn Létourneau a prononcé une conférence intitulée L’histoire comme passage, le 14 février 2012 dans le cadre du cycle des Conférences Trudeau.

Voici l’introduction : 

La question qui m’anime est banale en même temps que compliquée:
comment, après 30 ans de carrière comme historien professionnel,
peut-on déboucher sur un sujet aussi périlleux pour la science que
celui du rapport entre histoire et espoir? Avant d’en venir au cœur
de mon propos, il me faut effectuer un petit détour qui nous ramène
en 1997-1998, à l’Institut d’études avancées de Princeton, où j’étais
Fellow.

Voici les versions française et anglaise du texte de la conférence :

Jocelyn Létourneau, « L’histoire comme passage », Cahiers de la Fondation Trudeau, 4, 1 (2012), p. 43-61 [en ligne].

Jocelyn Létourneau, « History and Social Hope », The Trudeau Foundation Papers, 4, 1 (2012), p. 37-54 [online].

Quatre cas intéressants pour apprivoiser l’univers de la conscience historique

Écrite par Jocelyn Létourneau, voici l’introduction du Canadian Journal for Social Research dans son édition du printemps 2011.

Dans un monde connu pour la rapidité de ses changements où tout se défait et se refait dans le temps de le dire, l’histoire reste bon gré mal gré une référence cardinale au présent et le rapport au passé demeure un lien valorisé par les contemporains, qu’ils soient jeunes ou vieux, hommes ou femmes, très instruits ou peu scolarisés, cossus ou désargentés, d’ici ou d’ailleurs. Au cours des dernières années, l’importance accordée au passé a été démontrée de bien des façons, d’abord aux États-Unis et en Australie, puis au Canada par la suite.

S’appuyant sur une longue enquête menée à travers tout le pays entre mars 2007 et avril 2008 (n= 3,119), le projet Les Canadiens et leurs passés a permis de faire état de la présence du passé dans la vie quotidienne des gens ordinaires. Dans l’article qu’il publie ici, David Northrup met en relief l’intérêt et l’importance qu’accordent les Canadiens au passé, et plus particulièrement au passé familial. À travers son étude, il devient évident que le fait de s’inscrire dans une continuité, celle de la famille en l’occurence, est une nécessité humaine que la condition hypermoderne n’a pas abolie. Sans entrer dans le détail du texte de Northrup, il existe un autre aspect de la place du passé dans le présent des gens sur laquelle il faut insister. Il s’agit de l’intérêt attribué à l’histoire par ceux qui se déplacent géographiquement. Ce lien semble important à un point tel que l’on pourrait avancer l’hypothèse selon laquelle l’être humain compense ses déracinements dans l’espace par des enracinements dans l’histoire, celle-ci jouant en quelque sorte le rôle de lien entre les intermittences qui marquent la destinée discontinue des migrants – une catégorie sociale de plus en plus importante aujourd’hui.

Si le rapport au passé demeure un aspect central de l’existence humaine, même à une époque décrite par certains observateurs comme étant posthistorique, l’enseignement et la diffusion de l’histoire restent cependant des enjeux majeurs dans la création de sociétés contemporaines. C’est cette question qu’abordent de manière différente les auteurs des trois autres articles composant ce numéro.

Dans leur texte, Mairi Cowan et Christopher Landon plaident pour une formation plus poussée des enseignants en histoire et des historiens en pédagogie. Si l’idée n’est pas nouvelle, elle s’appuie cette fois sur une enquête menée auprès d’étudiants (n = 458) d’une université ontarienne qui, inscrits dans un cours d’introduction aux études historiques, réfléchissent sur la formation en histoire qu’ils ont reçue au secondaire. À l’encontre de ce que l’on pourrait croire, les jeunes veulent être stimulés dans leurs apprentissages et poussés à la réflexion par leurs professeurs, ceux-ci font souvent la différence entre une bonne instruction et une instruction ordinaire. Pour s’en tenir à l’histoire comme matière enseignée, il semble que les élèves peuvent emmagasiner plus de connaissances, et surtout maîtriser davantage de compétences, que ce que leur propose le régime pédagogique existant, qui reste fondé sur une fâcheuse séparation entre l’histoire telle qu’elle est à l’université et l’histoire telle qu’elle est professée à l’école, particulièrement à l’école secondaire.

« Plus d’analyse et moins de mémorisation », tel est le cri du coeur lancé par bon nombre de jeunes relativement à l’histoire qu’ils apprennent sur les bancs d’écoles. À l’instar de plusieurs observateurs, Cowan et Landon insistent sur la nécessité de relations plus étroites entre les chercheurs en histoire et les didacticiens de l’histoire, étant donné qu’ils sont des professionnels dont les sensibilités particulières devraient s’influencer mutuellement plutôt que se disjoindre. Ils soulignent l’importance de soumettre le plus tôt possible les jeunes aux apprentissages de la pensée historique, vecteur et facteur d’avancement intellectuel pour les débutants dans ce domaine. Nul doute que cette recommandation sonne comme une bonne nouvelle aux oreilles de Peter Seixas, qui défend depuis longtemps l’idée d’une éducation historique plus réflexive. Dans l’article qu’il signe avec Kadriye Ercikan, Seixas cherche à voir dans quelle mesure les principes pédagogiques de la pensée historique sont effectivement appliqués en classe, plus précisément à l’école secondaire. Se fondant sur une enquête exploratoire menée auprès d’élèves (n = 196) et d’enseignants (n = 56) provenant de la Colombie-Britannique, du Québec et du Nouveau-Brunswick, Seixas et Kadriyan parviennent à une conclusion modérément optimiste. On pourrait la résumer en disant que, sur le plan de la transmission de la pensée historique, les intentions et les accomplissements des enseignants sont grands tandis que les accomplissements des élèves restent modérés. Selon les auteurs, des recherches plus approfondies, notamment sur la perception et de la réception par les étudiants des objectifs d’un enseignement fondé sur les principes de la pensée historique, seront nécessaires pour établir plus justement les dynamiques propres à l’éducation historique réflexive en classe. Pour Seixas et Ercikan, il n’y a toutefois pas de méthode plus appropriée d’enseigner l’histoire que celle qui tire profit de la capacité d’intelligence critique des jeunes.

Dans le dernier texte, Jeanne-Mance Cormier et Hélène Savoie font état d’un exercice de recherche fort intéressant impliquant des écoliers de 5e année (n = 200) en visite au Musée acadien de l’Université de Moncton. Leur objectif était de voir dans quelle mesure la visite commentée d’une exposition à caractère historique pouvait, chez des jeunes dont la conscience historique n’est jamais complètement vierge de connaissances et de références au passé (faut-il le rappeler ?), générer des effets de structuration, de déstructuration ou de restructuration sur leurs perceptions entourant l’expérience acadienne. La comparaison des thématiques mentionnés par les jeunes relatives au passé acadien, avant et après la visite d’une exposition consacrée à l’aventure acadienne dans le temps,  a permis à Cormier et Savoie d’établir les changements dans les représentations historiques des élèves. Sans divulguer les conclusions de l’étude ici, on peut cependant noter au passage que le musée détient un grand potentiel en tant que lieu d’apprentissage et ressource éducative pour les écoliers.

Au lecteur voulant s’apprivoiser avec l’univers de la conscience historique populaire et celui de la réception du savoir historique des jeunes, les textes de ce numéro offrent quatre cas stimulants de recherches empiriques bien appuyées.

Histoire et vivre-ensemble

Jocelyn Létourneau, Université Laval from CELAT on Vimeo.

Conférence dans le cadre de la série d’activités hiver 2011 « Cultures, subjectivités, espace public » du CÉLAT, le mardi 18 janvier 2011 à la Chapelle du Musée de l’Amérique française.