Tag Archives: Manuel d’histoire

Thèse de doctorat (2012)

Mardi, 11 mars 2014, @ Université Laval

Sem.-étudiante-2014

(10h à 12h – Salle DKN-5172)

Causerie avec Donald Fyson
Animée par Alex Pinard-Bineau, candidat à la maîtrise en histoire

On dit des manuels qu’ils ont un rapport étroit avec l’État. Le contenu qu’ils présentent aux étudiants serait déterminé, en partie, par l’ordre sociopolitique, le système de valeurs, ainsi que l’idéologie dominante au sein d’une société, faisant du manuel un miroir réfléchissant l’image que cette société se donne d’elle-même à un moment précis dans le temps. Qu’est-ce que cela implique pour l’historien, lorsqu’il doit entreprendre la rédaction d’un manuel d’histoire ?

Dans le cadre de cette causerie, nous aurons la chance de revenir sur ce sujet avec l’historien Donald Fyson, co-auteur de deux récents manuels d’histoire du Canada.

Événement Facebook de la causerie.

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academiaedu

(15h15 – Salle DKN-5172)

Comment pimper sa page Academia

Atelier de formation par Alexandre Turgeon, doctorant en histoire à l’Université Laval

À l’ère du numérique et des débats sur le libre accès, comment un chercheur peut-il diffuser ses propres recherches ? Divers moyens s’offrent à lui, dont celui de participer à une plateforme de diffusion telle que Academia.edu, un réseau social pour chercheurs, où l’utilisateur peut créer sa page personnelle. Dans le cadre de cet atelier de formation, Alexandre Turgeon expliquera comment pimper sa page Academia ; c’est-à-dire, comment exploiter le plein potentiel du site afin de mettre en valeur les travaux du chercheur, qu’il soit étudiant ou professeur.

La page Academia d’Alexandre Turgeon.

Ces deux activités se déroulent dans le cadre de la troisième semaine étudiante du CÉLAT.

Alex Pinard-Bineau

Diplômé d’un baccalauréat (2012) du Département d’histoire de l’Université Laval, Alex Pinard-Bineau poursuit présentement une maîtrise en histoire du Québec sous la direction de Jocelyn Létourneau. Son sujet d’étude porte sur le traitement du Québec dans les manuels et synthèses d’histoire du Canada publiés depuis 2005 au Canada anglais.

Quelques thèses et mémoires d’anciens de la Chaire

Marc Collin, “Autour de Chénier : Les Rébellions et la conscience historique canadienne et québécoise”, Thèse de doctorat, Université Laval, 2006.

Christophe Caritey, “L’apport du manuel scolaire et ses limites dans la formation de la mémoire historique. Application à l’étude de la Nouvelle-France de 1608 à 1663 dans le cadre du Québec de 1923 à 1989”, Thèse de doctorat, Université Laval, 1992.

Matthew Rankin, “A Wolfe in Montcalm’s Clothing An Investigation into the Figure of Betrayal within the Mythistories of Meech Lake, Québec français, 1987-1995”, M.A. thesis, Université Laval, 2004

Maria Neagu gagne le prix THEN/HiER 2012

Madame Maria Neagu, qui a complété la thèse à l’Université Laval en 2011, (Conjuguer la nation au passé : Mémoire et identité dans les manuels d’histoire moldaves, 1918-2006; Jocelyn Létourneau, directeur), s’est vue attribuer le prix THEN/HiER 2012 pour les publications. Dans cette étude remarquablement bien élaborée et rédigée, Madame Neagu présente une recherche  convaincante sur les volumes scolaires et les programmes moldaves qui permet de mieux comprendre comment ces documents officiels produisent des conceptions particulières de la nation au sein de la population. Toutes nos félicitations !

Source : http://www.thenhier.ca/fr/content/prix-thenhier-pour-les-publications

Voici un résumé de la thèse de Maria Neagu.

S’appuyant sur un corpus de programmes et de manuels scolaires d’histoire moldaves ayant circulé dans les écoles de 1918 à 2006, notre thèse amorce une réflexion exploratoire sur la question des usages du passé aux fins de la construction d’une identité nationale. Elle se propose de montrer que, par l’entremise de la production scolaire d’histoire, les pouvoirs en place – roumains, soviétiques et moldaves – ont cherché à livrer au jeune citoyen moldave l’image salutaire d’un projet national unificateur.

Les deux premières parties de la thèse retracent le contexte géohistorique général et les dynamismes sociétaux sous-tendant les efforts politiques de définition d’une communauté nationale en Moldavie. Dans les trois parties suivantes, nous inventorions les mécanismes discursifs mis en oeuvre afin de construire, sur le mode des mythes fondateurs, les referents identitaires de la collectivité locale, ainsi appelée à se penser « roumaine », « soviétique » et « moldave ».

L’analyse rigoureuse des sources permet de distinguer deux grands récits historiques qui s’opposent au chapitre des références identitaires des Moldaves. Le premier, né dans la Roumanie de l’entre-deux-guerres qui incorpore la Moldavie, met en évidence les fondements symboliques qui lieraient les Bessarabiens à la culture, à la langue et aux traditions roumaines. Le second, conçu en RASSM et repris après la Deuxième Guerre mondiale dans le cadre de la république soviétique socialiste moldave, valorise une nation moldave distincte et historiquement vouée à l’aventure communiste. La thèse s’achève sur l’analyse de la période postcommuniste, constatant qu’à cette étape, la production historique s’actualise en dupliquant les discours qui l’ont précédée.

Ces deux récits contradictoires et leur cohabitation tendue dans l’espace scolaire permettent de saisir les signes d’un débat de société qui touche à la pluralité des mémoires et aux multiples interrogations identitaires parcourant la société moldave contemporaine. De fait, la Moldavie exprime, dans son effort de transition postcommuniste, le besoin implicite d’attribuer de nouvelles significations à son existence collective, déclinée dès lors au prisme du « nous » et de l’« autre ». Le retour à l’histoire figure comme but et moyen de cette entreprise d’ingénierie nationale.

Lien vers la thèse.

Publication de « Conjuguer la nation au passé. Mémoire et identité dans les manuels d’histoire moldaves, 1918-2006. »

Thèse de doctorat de Maria Neagu.

S’appuyant sur un corpus de programmes et de manuels scolaires d’histoire moldaves ayant circulé dans les écoles de 1918 à 2006, notre thèse amorce une réflexion exploratoire sur la question des usages du passé aux fins de la construction d’une identité nationale. Elle se propose de montrer que, par l’entremise de la production scolaire d’histoire, les pouvoirs en place – roumains, soviétiques et moldaves – ont cherché à livrer au jeune citoyen moldave l’image salutaire d’un projet national unificateur.

Les deux premières parties de la thèse retracent le contexte géohistorique général et les dynamismes sociétaux sous-tendant les efforts politiques de définition d’une communauté nationale en Moldavie. Dans les trois parties suivantes, nous inventorions les mécanismes discursifs mis en oeuvre afin de construire, sur le mode des mythes fondateurs, les referents identitaires de la collectivité locale, ainsi appelée à se penser « roumaine », « soviétique » et « moldave ».

L’analyse rigoureuse des sources permet de distinguer deux grands récits historiques qui s’opposent au chapitre des références identitaires des Moldaves. Le premier, né dans la Roumanie de l’entre-deux-guerres qui incorpore la Moldavie, met en évidence les fondements symboliques qui lieraient les Bessarabiens à la culture, à la langue et aux traditions roumaines. Le second, conçu en RASSM et repris après la Deuxième Guerre mondiale dans le cadre de la république soviétique socialiste moldave, valorise une nation moldave distincte et historiquement vouée à l’aventure communiste. La thèse s’achève sur l’analyse de la période postcommuniste, constatant qu’à cette étape, la production historique s’actualise en dupliquant les discours qui l’ont précédée.

Ces deux récits contradictoires et leur cohabitation tendue dans l’espace scolaire permettent de saisir les signes d’un débat de société qui touche à la pluralité des mémoires et aux multiples interrogations identitaires parcourant la société moldave contemporaine. De fait, la Moldavie exprime, dans son effort de transition postcommuniste, le besoin implicite d’attribuer de nouvelles significations à son existence collective, déclinée dès lors au prisme du « nous » et de l’« autre ». Le retour à l’histoire figure comme but et moyen de cette entreprise d’ingénierie nationale.

Lien vers la thèse.