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L’usage du sondage en classe d’histoire

Connaissez-vous votre Québec?

Questionnaire : Les enseignants et l’histoire

Annonce d’un collaborateur de la Chaire, Stéphane Lévesque.

Chers collègues :

L’unité de recherche « Faire l’histoire » de l’Université d’Ottawa (www.makinghistory-fairehistoire.ca), sous la direction du professeur Stéphane Lévesque, a mis de l’avant en 2012 une initiative pancanadienne intitulée « Les enseignants et l’histoire » visant à mieux connaitre et répertorier les pratiques de même que les connaissances disciplinaires des futurs enseignants inscrits en didactique de l’histoire. Le but est de fournir aux didacticiens tout comme aux différents programmes de formation à l’enseignement au pays un portrait plus précis et détaillé des nombreux étudiants inscrits dans nos programmes menant à l’enseignement de l’histoire.

Pour ce faire, nous avons élaboré un bref questionnaire en ligne sur une série de sujets particuliers (expériences personnelles, cursus scolaire, usage de l’histoire, pratiques pédagogiques), dont certains s’inspirent du vaste sondage Les Canadiens et leurs passés. Ce questionnaire bilingue peut être aisément complété en classe ou à la maison à l’aide d’un ordinateur personnel. Les données recueillies sont confidentielles et seront utilisées uniquement pour des fins académiques. Tous les professeurs ou programmes scolaires participant au projet auront accès aux données de leur institution à la fin de l’année scolaire.

C’est pourquoi nous vous invitons à présenter, en ce début de session scolaire, le questionnaire « Les enseignants et l’histoire » dans vos classes de didactique ou à vos collègues qui enseignent des cours de didactique de l’histoire.

Questionnaire : Les enseignants et l’histoire

Lien : www.surveymonkey.com/s/historiprof

O Muro das Representações: Imagens de Quebec!

19 lettres ouvertes écrites par Jocelyn Létourneau et disponibles en ligne.

Un rapport gênant”, Le Devoir, 20 octobre 2011.

Le rapport complexe des Québécois avec leur histoire”, Le Devoir, 20 octobre 2011.

Le Québec en transition”, La Presse, 12 novembre 2010.

Que faire d’octobre 1970 ?”, Le Devoir, 7 octobre 2010, p. A7.

L’avenir de 1759”, La Presse, 12 septembre 2009, section plus, p. 7.

L’histoire est-elle (dé)passée ?”, Le Devoir, 18/19 octobre 2008, p. G1.

L’histoire à l’ère posthistorique”, Le Devoir, 10 juillet 2008, p. A7.

La raison de Bouchard-Taylor”, Le Devoir, 19 juin 2008, p. A7.

Une loi de la clarté identitaire ?”, Le Devoir, 6 novembre 2007, p. A7.

Élections historiques ?”, Le Devoir, 29 mars 2007, p. A7.

Un débat mal parti”, Le Devoir, 1er mai 2006, p. A7.

Le spectre de la pensée radicale”, Le Devoir, 14 juin 2005, p. A7.

Le Conseil de la souveraineté du Québec n’a pas à s’inquiéter”, Le Devoir, 3 avril 2006, p. A6.

Intellectuels québécois engagés”, Le Devoir, 20 juin 2004, p. A7.

Méprises sur un scandale”, Le Devoir, 12 mai 2004, p. A7.

La tradition libérale malmenée”, Le Devoir, 11 décembre 2003, p. A7.

Intellectuels silencieux ?”, Le Devoir, 24 février 2003, p. A7.

Du Soi et de l’Autre”, Le Devoir, 18 décembre 2002, p. A11.

Trapped by Mistaken Identity”, The Globe & Mail, 5 mars 2001, p. A9.

Les infos THEN\HiER et la Chaire

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THEN/HiER est un regroupement de praticiens et de théoriciens de l’enseignement de l’histoire, dont Jocelyn Létourneau. Dans leur journal mensuel, THEN/HiER souligne deux activités liées à la Chaire.

Au mois de février 2013:

Jocelyn Létourneau, membre du comité exécutif de THEN/HiER, vous invite à participer à la version anglaise du sondage Le passé québécois en images (Québec’s Past in Pictures) de l’Université Laval et du Musée de la civilisation. Vous aurez à choisir les images qui, selon vous, représentent le mieux l’histoire et l’identité québécoises. Pour participer au sondage.

Au mois de mars 2013:

Jocelyn Létourneau, membre du comité exécutif de THEN/HiER, annonce le 
remaniement du site web qu’il a conçu pour la Chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain dont il est le titulaire. Le site web bilingue offre des mises à jour sur les activités les plus récentes en lien avec les recherches du professeur Létourneau et de ses collègues sur l’histoire du Québec et son enseignement.

Le sondage redémarre

D’après-vous, quelles images sont associées au passé et à l’identité québécoise?

Nous vous invitons maintenant à donner votre avis! Faites votre choix parmi une sélection de 60 images… et propagez l’exercice dans vos réseaux.

Cliquez sur ce logo pour participer au sondage :

 

Cliquez pour participer au sondage et en apprendre un peu plus sur votre passé!

Source : Blogue du Musée de la civilisation, à Québec

Sondage sur l’histoire du Canada, et sur l’identité et la société canadienne

Sous la supervision de James Liu au Centre de la recherche interculturelle appliquée, Adrienne Girling mène un sondage sur les perceptions vis-à-vis l’histoire, l’identité et la société canadienne.

Cliquez sur l’image pour participer à son sondage qui aborde plusieurs thématiques de notre Chaire de recherche.

Votre participation au sondage vous donne la chance de gagner une carte-cadeau de 150 $ de IGA.

Sondage terminé

D’après-vous, quelles images sont associées au passé et à l’identité québécoise?

Nous vous invitons maintenant à donner votre avis! Faites votre choix parmi une sélection de 60 images… et propagez l’exercice dans vos réseaux.

 

Cliquez pour participer au sondage et en apprendre un peu plus sur votre passé!

Source : Blogue du Musée de la civilisation, à Québec

Quatre cas intéressants pour apprivoiser l’univers de la conscience historique

Écrite par Jocelyn Létourneau, voici l’introduction du Canadian Journal for Social Research dans son édition du printemps 2011.

Dans un monde connu pour la rapidité de ses changements où tout se défait et se refait dans le temps de le dire, l’histoire reste bon gré mal gré une référence cardinale au présent et le rapport au passé demeure un lien valorisé par les contemporains, qu’ils soient jeunes ou vieux, hommes ou femmes, très instruits ou peu scolarisés, cossus ou désargentés, d’ici ou d’ailleurs. Au cours des dernières années, l’importance accordée au passé a été démontrée de bien des façons, d’abord aux États-Unis et en Australie, puis au Canada par la suite.

S’appuyant sur une longue enquête menée à travers tout le pays entre mars 2007 et avril 2008 (n= 3,119), le projet Les Canadiens et leurs passés a permis de faire état de la présence du passé dans la vie quotidienne des gens ordinaires. Dans l’article qu’il publie ici, David Northrup met en relief l’intérêt et l’importance qu’accordent les Canadiens au passé, et plus particulièrement au passé familial. À travers son étude, il devient évident que le fait de s’inscrire dans une continuité, celle de la famille en l’occurence, est une nécessité humaine que la condition hypermoderne n’a pas abolie. Sans entrer dans le détail du texte de Northrup, il existe un autre aspect de la place du passé dans le présent des gens sur laquelle il faut insister. Il s’agit de l’intérêt attribué à l’histoire par ceux qui se déplacent géographiquement. Ce lien semble important à un point tel que l’on pourrait avancer l’hypothèse selon laquelle l’être humain compense ses déracinements dans l’espace par des enracinements dans l’histoire, celle-ci jouant en quelque sorte le rôle de lien entre les intermittences qui marquent la destinée discontinue des migrants – une catégorie sociale de plus en plus importante aujourd’hui.

Si le rapport au passé demeure un aspect central de l’existence humaine, même à une époque décrite par certains observateurs comme étant posthistorique, l’enseignement et la diffusion de l’histoire restent cependant des enjeux majeurs dans la création de sociétés contemporaines. C’est cette question qu’abordent de manière différente les auteurs des trois autres articles composant ce numéro.

Dans leur texte, Mairi Cowan et Christopher Landon plaident pour une formation plus poussée des enseignants en histoire et des historiens en pédagogie. Si l’idée n’est pas nouvelle, elle s’appuie cette fois sur une enquête menée auprès d’étudiants (n = 458) d’une université ontarienne qui, inscrits dans un cours d’introduction aux études historiques, réfléchissent sur la formation en histoire qu’ils ont reçue au secondaire. À l’encontre de ce que l’on pourrait croire, les jeunes veulent être stimulés dans leurs apprentissages et poussés à la réflexion par leurs professeurs, ceux-ci font souvent la différence entre une bonne instruction et une instruction ordinaire. Pour s’en tenir à l’histoire comme matière enseignée, il semble que les élèves peuvent emmagasiner plus de connaissances, et surtout maîtriser davantage de compétences, que ce que leur propose le régime pédagogique existant, qui reste fondé sur une fâcheuse séparation entre l’histoire telle qu’elle est à l’université et l’histoire telle qu’elle est professée à l’école, particulièrement à l’école secondaire.

« Plus d’analyse et moins de mémorisation », tel est le cri du coeur lancé par bon nombre de jeunes relativement à l’histoire qu’ils apprennent sur les bancs d’écoles. À l’instar de plusieurs observateurs, Cowan et Landon insistent sur la nécessité de relations plus étroites entre les chercheurs en histoire et les didacticiens de l’histoire, étant donné qu’ils sont des professionnels dont les sensibilités particulières devraient s’influencer mutuellement plutôt que se disjoindre. Ils soulignent l’importance de soumettre le plus tôt possible les jeunes aux apprentissages de la pensée historique, vecteur et facteur d’avancement intellectuel pour les débutants dans ce domaine. Nul doute que cette recommandation sonne comme une bonne nouvelle aux oreilles de Peter Seixas, qui défend depuis longtemps l’idée d’une éducation historique plus réflexive. Dans l’article qu’il signe avec Kadriye Ercikan, Seixas cherche à voir dans quelle mesure les principes pédagogiques de la pensée historique sont effectivement appliqués en classe, plus précisément à l’école secondaire. Se fondant sur une enquête exploratoire menée auprès d’élèves (n = 196) et d’enseignants (n = 56) provenant de la Colombie-Britannique, du Québec et du Nouveau-Brunswick, Seixas et Kadriyan parviennent à une conclusion modérément optimiste. On pourrait la résumer en disant que, sur le plan de la transmission de la pensée historique, les intentions et les accomplissements des enseignants sont grands tandis que les accomplissements des élèves restent modérés. Selon les auteurs, des recherches plus approfondies, notamment sur la perception et de la réception par les étudiants des objectifs d’un enseignement fondé sur les principes de la pensée historique, seront nécessaires pour établir plus justement les dynamiques propres à l’éducation historique réflexive en classe. Pour Seixas et Ercikan, il n’y a toutefois pas de méthode plus appropriée d’enseigner l’histoire que celle qui tire profit de la capacité d’intelligence critique des jeunes.

Dans le dernier texte, Jeanne-Mance Cormier et Hélène Savoie font état d’un exercice de recherche fort intéressant impliquant des écoliers de 5e année (n = 200) en visite au Musée acadien de l’Université de Moncton. Leur objectif était de voir dans quelle mesure la visite commentée d’une exposition à caractère historique pouvait, chez des jeunes dont la conscience historique n’est jamais complètement vierge de connaissances et de références au passé (faut-il le rappeler ?), générer des effets de structuration, de déstructuration ou de restructuration sur leurs perceptions entourant l’expérience acadienne. La comparaison des thématiques mentionnés par les jeunes relatives au passé acadien, avant et après la visite d’une exposition consacrée à l’aventure acadienne dans le temps,  a permis à Cormier et Savoie d’établir les changements dans les représentations historiques des élèves. Sans divulguer les conclusions de l’étude ici, on peut cependant noter au passage que le musée détient un grand potentiel en tant que lieu d’apprentissage et ressource éducative pour les écoliers.

Au lecteur voulant s’apprivoiser avec l’univers de la conscience historique populaire et celui de la réception du savoir historique des jeunes, les textes de ce numéro offrent quatre cas stimulants de recherches empiriques bien appuyées.